Huffpost Maroc mg

Élections législatives: Des alliances incertaines

Publication: Mis à jour:
ELECTIONS MAROC
DR
Imprimer

ÉLECTIONS - À trois jours des élections législatives, les alliances pour former majorité sont toujours incertaines. Certes, elles se feront en fonction des résultats des uns et des autres, mais d'ores et déjà, les principaux partis politiques se positionnent, aussi bien pour montrer leur disponibilité que pour s'opposer catégoriquement à toute alliance avec le PJD, donné favori.

Si l'alliance du Parti de la justice et du développement (PJD) avec le Parti du progrès et du socialisme (PPS) semble scellée, il n'en est pas de même pour celle avec le Mouvement populaire (MP) qui, à l'approche des élections, a pris ses distances avec le PJD. Quoi qu'il en soit, la distanciation par rapport aux prises de position du PJD n'empêchera pas le MP de s'allier de nouveau au parti de la lampe, Mohand Laenser ayant clairement laissé entendre que son parti est ouvert à toute alliance.

Néanmoins, en raison du bilan des ministres du Mouvement populaire, ainsi que les multiples polémiques dans lesquelles ils ont été impliqués, il se peut que le PJD cherche à s'allier à une autre formation politique.

Le divorce semble consommé entre le PJD et le RNI, mais...

Le Rassemblement national des indépendants (RNI), lui, mène clairement campagne sous le signe de la rupture avec le PJD, tout en défendant, par la même occasion, son bilan au gouvernement, que le parti de Salaheddine Mezouar considère comme spolié par le PJD. Mais toujours est-il que les sorties du président du parti, dans lesquelles il fustige le PJD, semblent s'inscrire dans une stratégie visant à en position de force au moment de négocier une nouvelle alliance, et selon des sources au sein du parti, le RNI n'est pas fermé à l'idée d'une seconde alliance avec le PJD.

Après 18 ans dans l'opposition, l'Union constitutionnelle (UC) semble se confronter à l'usure de sa stratégie politique. Selon une source au parti, une volonté de sortir de l'opposition se fait jour, aujourd'hui, au sein de la formation politique dirigée par Mohamed Sajid.

Une alliance PAM-PJD pour "la stabilité de la nation"?

Si pour le PJD, une alliance avec le PAM est "une ligne rouge à ne pas franchir", comme l'a affirmé et réaffirmé Abdelilah Benkirane, dans les couloirs du PAM, il se dit que s'il y a nécessité d'une alliance PJD-PAM, le parti du tracteur serait prêt à la mener pour "la stabilité de la nation". À l'Union socialiste des forces populaires (USFP), on se montre plus catégorique; le premier secrétaire de l'USFP ayant axé toute sa campagne électorale autour de l'opposition au PJD.

Du côté de l'Istiqlal, le flou règne. L'inconstance de l'inénarrable Hamid Chabat, qui envoie tour à tour des signes de rapprochement et des signaux d'opposition, ne rassure pas le PJD. Le risque, pour le parti de la lampe, et que l'inconstance du secrétaire général de l'Istiqlal finisse par donner lieu à un retrait de l'Istiqlal gouvernement, en cas d'alliance, comme ce fut le cas en 2013, ou sinon à des désaccords qui entraveront le travail gouvernemental.

LIRE AUSSI: