Huffpost Tunisie mg

Béji Caïd Essebsi accorde une nouvelle interview: "Je démissionnerais si ma santé se détériorait"

Publication: Mis à jour:
CAID ESSEBSI
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
Imprimer

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a accordé une interview au journal hebdomadaire arabophone "Akher Khabar".

Publié mardi 04 octobre, l’entretien a porté sur plusieurs volets de l’actualité tunisienne.

L’économie nationale et les directives des organismes internationaux

Contrairement à ce qui se dit, le FMI n’aurait pas demandé à la Tunisie d’alléger le nombre de fonctionnaires du service public. En tous cas, c’est ce qu’a expliqué le chef de l’État qui a indiqué que la Banque mondiale a demandé à la Tunisie de minimiser les recrutements au niveau de la fonction publique le temps que la crise soit dépassée et la relance économique concrétisée. Béji Caïd Essebsi a d’ailleurs annoncé que l’État surveillera et limitera, désormais, ses recrutements.

La corruption et son expansion

Sur ce volet, Béji Caïd Essebsi a affirmé ouvertement, que l’État de droit en Tunisie devient de plus en plus faible et que cela rend encore plus difficile l’installation de la démocratie dans notre pays. Le chef de l’État a assuré que, sous le régime de Ben Ali, la corruption était limitée à des cercles bien connus alors qu’aujourd’hui, elle est devenue un fléau général qui touche à tous les secteurs.

Dans ce cadre, le président de la République a appelé la Justice à pourchasser les corrompus où qu’ils soient. Et d’ajouter que certaines mafias ont profité de la faiblesse de l’État pour faire mainmise sur les secteurs médiatiques et économiques.

Je démissionnerais si jamais…

Revenant sur les dernières rumeurs ayant circulé sur son état de santé, Béji Caïd Essebsi a déclaré s’être rendu à Paris, récemment, afin d’effectuer des contrôles médicaux "nécessaires à partir d’un certain âge".

Toutefois, le chef de l’État a exprimé son refus de céder au chantage et au terrorisme intellectuel que tente de lui imposer l’ancien président provisoire de la République, Moncef Marzouki, auteur selon lui de telles rumeurs.

A ce sujet, Béji Caïd Essebsi a pointé du doigt quelques hommes politiques qui bâtissent leur projet politique autour de son état de santé. Le chef de l’État a annoncé qu’il quitterait son poste au cas où son état de santé l’empêchait d’exercer pleinement sa mission.

La crise de Nidaa Tounes finira bientôt

Pour le fondateur du mouvement de Nidaa Tounes, la crise qui dure depuis l’année dernière était prévisible vu le côté hétérogène de la composition du mouvement. Toutefois, et malgré les manœuvres et les ambitions de certains, "cette crise prendra bientôt fin et le mouvement en sortira plus fort" a t-il affirmé.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.