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Le FMI relève ses prévisions de croissance pour l'Algérie en 2016 à 3,6%

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The International Monetary Fund logo is pictured at IMF Headquarters September 30, 2016 in Washington, D.C. The IMF will host the 2016 Annual Meetings of the International Monetary Fund and the World Bank Group October 7-9. / AFP / ZACH GIBSON (Photo credit should read ZACH GIBSON/AFP/Getty Images) | ZACH GIBSON via Getty Images
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Le Fond monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’Algérie en 2016 à 3,6% contre 3,4% anticipé en avril dernier.

Plus optimiste, le FMI table dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié mardi à Washington, sur une croissance économique du pays de 3,6% en 2016 et de 2,9% en 2017.

L’institution de Bretton Woods a consolidé ses estimations pour la croissance du PIB réel de l’Algérie en 2015 à 3,9% contre 3,7% projeté en avril.

Cette croissance devrait cependant s’accompagner d’une légère poussée inflationniste.

Le Fonds prévoit une inflation à 5,9% en 2016 contre 4,8% en 2015. Ses projections précédentes tablaient sur 4,3% pour cette année et 4,4% pour 2015.

Une tendance à la baisse sera cependant observée en 2017, année durant laquelle l’inflation devrait s’établir à nouveau à 4,8%, selon les mêmes pronostics.

Les chiffres, publiés par le FMI à la veille de ses assemblées annuelles prévoient, par ailleurs, une baisse sensible du chômage en Algérie en 2016.

Le taux de chômage devrait reculer à 9,9% cette année contre 11,2% en 2015, avant de remonter à 10,4% en 2017.

Le solde extérieur courant du pays devrait représenter -15,1% du PIB en 2016 contre -16,5% du PIB en 2015, selon le Fonds qui s’attend à ce que ce déficit se réduise davantage à -13,7% du PIB en 2017 et à -6,3% du PIB en 2021.

Le Fonds souligne que l’Algérie figure parmi les pays émergents et en

développement qui ont réussi à maintenir une position nette extérieure positive grâce à son très faible endettement extérieur.

En mai dernier, le FMI avait indiqué que l’Algérie avait la possibilité de mener l’ajustement au choc des prix de pétrole qui jusqu’ici n’a eu qu’un effet limité sur la croissance économique.

Par ailleurs, il a abaissé ses prévisions pour la croissance mondiale, établies en avril dernier de -0,1% à 3,1 % en 2016 contre 3,2% en 2015.

Cette prévision prend en considération la faiblesse de l’activité prévue jusqu’à la fin du deuxième semestre de 2016 dans les pays avancés notamment aux Etats-Unis, ainsi que les implications du résultat du référendum britannique en faveur de la sortie de l’Union européenne.

En 2017, la croissance mondiale devrait s’améliorer en s’établissant à 3,4% et sera portée principalement par les pays émergents et les pays en développement, tandis que la situation dans les pays en difficulté se normalise progressivement, prévoit le FMI.

En dépit de l’activité modérée dans les pays avancés et des effets d’entraînement, les pays émergents et les pays en développement dans l’ensemble ont enregistré une légère accélération de leur croissance au premier semestre de 2016.

Les pays émergents d’Asie continuent d’enregistrer une croissance vigoureuse, et la situation s’est améliorée légèrement pour des pays en difficulté tels que le Brésil et la Russie.

Beaucoup de pays du Moyen-Orient et de l’Afrique subsaharienne ont continué cependant d’être confrontés à une situation difficile.

Au Moyen-Orient, le récent redressement modeste des prix du pétrole devrait avoir peu d’effet sur la croissance dans les pays exportateurs de pétrole, relève le Fonds.

La plupart de ces pays continuent de durcir leur politique budgétaire face à la baisse structurelle de leurs recettes pétrolières, et la liquidité du secteur financier continue de diminuer.

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