Huffpost Maroc mg

La com' politique des partis marocains est-elle dépassée?

Publication: Mis à jour:
VOTE
La com' politique des partis marocains est-elle dépassée? | DR
Imprimer

POLITIQUE - Sur le front de la communication politique, les principales formations ont décidément du mal à sortir des sentiers battus. C'est ce que pense Driss Lagrini, enseignant-chercheur à l’université Cadi Ayyad de Marrakech, interrogé par l'agence officielle Maghreb arabe presse (MAP).

De son avis, "les méthodes de communication électorale des partis politiques sont restées figées et traditionnelles", et "les partis politiques n'ont pas su tirer profit des énormes atouts offerts par les nouvelles technologies de communication".

"Ces formations politiques recourent en grande majorité aux méthodes traditionnelles basées sur les visites de terrains aux marchés et aux maisons, la communication directe et l’organisation de meetings", explique-t-il à la MAP.

Les réseaux sociaux épisodiquement investis

Il faut dire que l'usage des technologies de communication (réseaux sociaux et sites électroniques), reste épisodique chez les principaux partis, comme le démontre la non-actualisation des sites web officiels des partis durant toute l’année, rappelle Driss Lagrini. Et si "la campagne électorale s’est enflammée sur les réseaux sociaux" ces derniers "ne sont utilisés par les protagonistes que sporadiquement lors de leurs campagnes électorales", ajoute le chercheur.

Sur le terrain, "la présentation de candidats, des notables connus dans leur domaine d'action et l’adoption de programmes généraux équivoques, similaires et factices, rendent le vote pour les personnes un fait encore persistant, notamment en milieu rural où le tribalisme et les rapports familiaux dominent", nuance le spécialiste.

"Les politiques inondent les réseaux sociaux"

Dans une interview accordée au HuffPost Maroc, Marouane Harmach, consultant en stratégie digitale et auteur de plusieurs études au sujet de la communication politique sur les réseaux sociaux, avait noté pour la campagne du 7 octobre "une véritable prise de conscience, mais qui ne s'est pas forcément matérialisée par des actions concrètes sur le web. De plus en plus de chefs de partis se rendent compte de l’intérêt de leur présence sur Facebook, Twitter, et Youtube".

Toujours selon Marouane Harmach, "cette présence se fait de manière maladroite et unidirectionnelle. Les politiques inondent les réseaux sociaux avec des communiqués, des prises de position et des photos d’événements. Est-ce la meilleure manière? Non. Il y a encore beaucoup à apprendre".

LIRE AUSSI: