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Très en retard par rapport à ses voisins, l'Algérie se lance officiellement dans l'e-paiement

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E PAYMENT
E-commerce | Dmitriy Shironosov via Getty Images
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Mieux vaut tard que jamais? Avec un retard substantiel par rapport à ses voisins, la Tunisie et le Maroc, l'Algérie se lance officiellement aujourd'hui dans le paiement électronique. Des entreprises et des banques sont de la partie. L'e-paiement commence un long travail de "rattrapage".

C’est le jour J ce mardi 4 octobre 2016 pour le lancement du paiement électronique en Algérie. Un début bien tardif par rapport aux pays voisins annoncé lundi dans un communiqué de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF).

Une cérémonie est prévue en présence du ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, du ministre délégué chargé de l'économie numérique, Mouatassem Boudiaf et du gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Loukal.

Des entreprises seront au rendez-vous dès mardi pour le lancement de l’e-paiement dont Algérie Télécom, Mobilis, Air Algérie, Société des eaux et d'assainissement d'Alger (SEAAL), Djezzy, Oeredoo et Amana Assurances. Ils devraient être suivis "incessamment" par un deuxième groupe d’entreprises qui devrait permettre l’usage de la carte interbancaire dans les transactions.

Les banques sont également au rendez-vous. Elles seront onze (11), six banques publiques et cinq privées à assurer à leur clientèle le service de paiement électronique (e-paiement), selon le l ministre délégué chargé de l'économie numérique, Mouatassem Boudiaf.

Un portail web doit permettre aux clients de commander leurs cartes et mots de passe, de situer les terminaux de paiement, les DAB (distributeurs automatiques de billets) et les cybermarchands concernés et d'expliquer les règles d'un bon usage sécurisé des cartes de paiement électronique.

De même, des numéros d'appel verts gratuits (quatre chiffres) seront mis en place au service de la clientèle. M. Boudiaf avait annoncé fin juin dernier que le service e-paiement pour les grandes entreprises serait lancé avant fin 2016, rappelle-t-on.

Les avancées au Maroc et en Tunisie

Le retard du paiement électronique est souvent cité comme un exemple des rigidités et de l’absence d’adaptation des politiques économiques en Algérie. Pour avoir une indication du retard, il faut savoir que le paiement électronique a été lancé au Maroc en 2007.

A la fin juin 2016, l’activité du paiement en ligne au Maroc a totalisé 1,7 million de transactions pour un montant global de 873,4 millions de dirhams (MDH), en progression de 51,6% en nombre de paiements et de 35,4% en montant par rapport au 1er semestre 2015.

Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) au Maroc a également indique que l’activité des cartes marocaines a atteint 1,6 million de transactions pour un montant de 793 MDH au titre du 1e semestre 2016. La toile marocaine compte des centaines centaine de sites marchands couvrant les domaines du tourisme, du shopping, des services en sus du paiement des factures.

La Tunisie qui a mis en place le cadre règlement des échanges et du commerce électronique à travers la loi n°2000-83 du 9 Août 2000 a mené à partir de 2012 une campagne active pour dynamiser l’activité.

L’état des lieux jusqu’à décembre 2015, publié sur le site du ministère tunisien du commerce fait état de 951 sites marchands, 1,5 millions de transactions pour un montant de 111 millions de dinars tunisiens.

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