Huffpost Maroc mg

Larossi Abballa, le djihadiste qui a tué deux policiers en France, a été inhumé au Maroc

Publication: Mis à jour:
LAROSSI ABBALLA
Le jihadiste qui a tué les policiers de Magnanville a été inhumé au Maroc | AFP PHOTO / FACEBOOK
Imprimer

TERRORISME - Le djihadiste Larossi Abballa, qui a tué en juin un policier et sa compagne à Magnanville (Yvelines) avant d'être abattu par les policiers du Raid, a été inhumé au cours du week-end au Maroc, a-t-on appris lundi 3 octobre auprès de l'avocat de la famille du jeune homme.

"Le Maroc a fait preuve d'humanité. L'autorisation d'inhumer a été donnée jeudi, le corps a été transféré vendredi et il a été enterré au cours du week-end", a indiqué à l'AFP Me Victor Lima. Le jihadiste, dont la dépouille se trouvait jusqu'alors à l'institut médico-légal de Paris, a été inhumé en présence de sa famille. Sa tombe, dont le lieu exact n'a pas été précisé, n'a pas été anonymisée. "La famille est apaisée. Ils voulaient en finir, ils peuvent maintenant commencer leur deuil", a ajouté l'avocat.

Larossi Abballa, 25 ans, a assassiné le 13 juin Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant de police, adjoint du commissariat des Mureaux, et Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif du commissariat voisin de Mantes-la-Jolie, à leur domicile de Magnanville, sous les yeux de leur fils de 3 ans.

Une plainte a été déposée contre la ville de Mantes-la-Jolie

Le père de Larossi Abballa avait simultanément formulé trois demandes d'inhumation au cours du mois de juillet: à Magnanville (Yvelines), où le jihadiste avait été tué dans une intervention des policiers d'élite; à Mantes-la-Jolie, où le jeune homme résidait; et au Maroc.

Les deux premières communes avaient refusé de procéder à l'inhumation, ce qui avait conduit la famille à attaquer Mantes-la-Jolie devant le tribunal administratif de Versailles. Mais ce dernier a préféré repousser le jugement et transmettre le dossier au Conseil d'Etat qui doit se prononcer avant fin janvier sur la conformité à la Constitution d'une loi qui oblige les communes à procéder à l'inhumation de ses résidents qui en font la demande.

Si le combat judiciaire est désormais devenu purement théorique, la famille Abballa entend le poursuivre "car il a un intérêt juridique", a expliqué son avocat.

La loi prévoit plusieurs cas de figure pour le lieu d'inhumation, selon François Michaud-Nérard, directeur général des Services funéraires de la Ville de Paris, interrogé par l'AFP fin 2015. "Si les familles les réclament, les défunts ont droit à une sépulture à l'endroit où ils résidaient, là où ils sont décédés, ou là où la famille a une sépulture familiale", avait-il précisé.

LIRE AUSSI: Ce que l'on sait de Larossi Abballa, meurtrier des policiers de Magnanville