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Le pétrole démarre la semaine en hausse, les marchés rassurés par l'Opep

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An investor watches a share prices board in Tokyo on September 9, 2015. Japan's share prices rose nearly 5 percent at the Tokyo Stock Exchange, on the back of a jump on Wall Street and on volatile Chinese bourses. AFP PHOTO / Yoshikazu TSUNO (Photo credit should read YOSHIKAZU TSUNO/AFP/Getty Images) | YOSHIKAZU TSUNO via Getty Images
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Les prix du pétrole repartaient en hausse lundi en cours d'échanges européens alors que les marchés continuent d'analyser les conséquences de l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur une limitation de leur production.

Vers 10H15 GMT (12H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 50,72 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 53 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de novembre gagnait 48 cents à 48,72 dollars.

En séance, le Brent a atteint 50,71 dollars, son plus haut niveau depuis cinq semaines, et le WTI 48,82 dollars, au plus haut depuis près de cinq mois.

Les cours de l'or noir s'étaient envolés suite à l'annonce mercredi soir que l'Opep comptait limiter sa production à un niveau entre 32,5 et 33 millions de barils par jour, alors qu'elle en a produit 33,47 millions en août selon l'Agence internationale de l'Energie, le baril de Brent gagnant 7,35% et le WTI 7,89% entre cette annonce et la clôture de vendredi.

"Ce que cet accord a d'important n'est pas tant le montant de la diminution de production, mais le fait que l'Arabie Saoudite et l'Opep reprennent un rôle de gestion active. Il est difficile de surestimer l'impact de ce changement", soulignaient les analystes de Société Générale.

Les marchés ont cependant hésité en fin de semaine dernière avant de franchir le cap symbolique des 50 dollars pour le baril de Brent, de nombreux détails restant à clarifier avant que l'accord soit acté.

"La réaction en demi-teinte des marchés montre bien la prudence des investisseurs en ce qui concerne le pétrole", notait Tamas Varga, analyste chez PVM.

"Une des questions principales est de savoir si la Russie acceptera de se joindre à l'accord", soulignait-il.

La Russie, un des principaux producteurs de pétrole au monde, ne fait pas partie de l'Opep et n'a pas participé à la réunion d'Alger. Alors que le pays a produit à des niveaux records en septembre, dépassant les 11 millions de barils par jour, le ministre de l'Energie, Alexandre Novak, était resté ambigu sur sa volonté de prendre part au gel de la production.

"Nous parlons de maintenir les niveaux (de production) qui ont été atteints. Mais savoir à quel niveau, c'est encore en discussion", avait-il déclaré vendredi.

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