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George Clooney, Ben Affleck ou Alicia Keys veulent le Nobel de la paix pour les Casques blancs de Syrie

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CASQUES BLANCS
AFP
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Un secouriste sort des décombres avec la petite Wahida, 4 mois, dans les bras puis s'effondre en pleurs: ces images tournées à Idleb en Syrie ont fait le tour du monde ce week-end des 1er et 2 octobre, attirant l'attention internationale sur la situation dramatique dans le pays mais aussi sur les Casques blancs, déjà sujets d'un récent documentaire de Netflix.

Sauveteurs de la Défense civile en territoire rebelle, les Casques blancs ont tourné cette vidéo qui montre un jeune volontaire portant à bout de bras la petite fille, blessée au visage et habillée d'un pyjama jaune fluo recouvert de poussière. Ce secouriste non identifié tient le bébé dans ses bras dans l'ambulance qui les conduit à l'hôpital. "Grâce à Dieu elle est vivante", dit-il en pleurs (voir la capture d'écran ci-dessous).

casques blancs

Fin septembre, les équipes des Casques blancs ont été récompensés par le prix Right Livelihood, qui se veut un "Nobel alternatif" décerné chaque année par une fondation privée suédoise.

"Leur courage exceptionnel, leur compassion et leur engagement humanitaire afin de secourir les civils de la destruction causée par la guerre civile syrienne" ont été salués par la fondation, qui a couronné pour la première fois des Syriens.

En parlant de Nobel, la remise de celui de la paix approche (ce sera le 7 octobre). Dans le sillage du court-métrage documentaire diffusé par Netflix il y a quelques semaines, plusieurs stars se mobilisent pour qu'il soit décerné aux Casques blancs. Comme le rapporte France 24, George Clooney, Ben Affleck, Daniel Craig, Susan Sarandon, Ridley Scott ou Alicia Keys ont signé une pétition en ce sens.

"Héros ordinaires de la guerre civile"

Les Casques blancs, officiellement la "Défense civile syrienne", est une organisation qui se veut apolitique participant aux secours dans des zones tenues par l'opposition syrienne. Début septembre, ils faisaient partie des 73 ONG à avoir suspendu leur coopération avec l'ONU pour protester contre la "manipulation des efforts humanitaires" par le régime du président Bachar al-Assad.

Qualifiés par Courrier International de héros ordinaires de la guerre civile", ils "étaient à peine 20 il y a deux ans et demi. Aujourd’hui ils sont 2618 et ont réussi à sauver plus de 15.500 personnes", comptabilisait l'hebdomadaire en juin 2015, les décrivant comme des anciens "coiffeurs, ouvriers, vendeurs de tapis, commerçants, techniciens, artisans ou étudiants".

Depuis 2013, ces volontaires "interviennent après les attaques aériennes pour tenter d'extirper les personnes ensevelies dans les décombres, ajoutait L'Express dans un article qui leur était consacré en novembre. Leur chef Raed Al-Saleh confiait alors que "les choses ont nettement empiré" depuis le début de l'intervention de la Russie, accusée de viser délibérément des cibles civiles.

Comme le souligne Jean-Pierre Filiu dans son blog sur Le Monde, les Casques blancs "paient aujourd’hui un prix terrible aux bombardements sur Alep de l’aviation russe", qui a "systématiquement visé" leurs centres dans les secteurs contrôlés par les rebelles.

L'historien souligne qu'ils sont soutenus par des dizaines de parlementaires européens et que Jo Cox, députée britannique assassinée en juin, s'était engagée en leur faveur.

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