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L'élève mort près d'Azrou ne s'est pas suicidé à cause du manque de fournitures scolaires

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SUICIDE
L'élève mort près d'Ifrane ne s'est pas suicidé à cause du manque de fournitures scolaires | Getty Images/iStockphoto
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DRAME - Le décès d'un élève en cinquième année d'études primaires dans la commune d'Oued Ifrane, près d'Azrou et Ifrane, n'est pas dû au manque de fournitures scolaires.

Certains médias avaient indiqué que le jeune Ahmed Aarab, décédé dans l'après-midi du dimanche 25 septembre par pendaison, se serait suicidé après que sa mère lui aurait signifié qu’elle ne disposait pas des moyens nécessaires pour acheter ses fournitures scolaires.

Ces informations "sont dénuées de tout fondement", souligne, vendredi 30 septembre, la Direction provinciale du ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle d'Ifrane dans un communiqué.

L'élève "a bénéficié, comme les autres élèves de cet établissement, de l’Initiative royale 'Un million de cartables' au titre de l'année scolaire actuelle, indique la Direction provinciale relevant de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la Région Fès-Meknès.

"Le défunt a eu une bonne conduite et obtenu des notes distinguées comme en témoigne la moyenne qu'il avait eue l’année dernière (7,38/10)", note la même source.

"En cette douloureuse occasion, le directeur provincial du ministère, ainsi que l’ensemble des fonctionnaires et cadres de la Direction provinciale d'Ifrane présentent leurs condoléances aux parents de l'élève", conclut le communiqué.

Le père avait déjà démenti les rumeurs

Mercredi, le père de l'enfant avait déjà témoigné dans les colonnes de AlYaoum24: "Nous sommes une famille qui ne manque de rien. Je travaille comme conducteur dans une grande société à Rabat et mes quatre enfants vivent bien”, avait-il expliqué, ajoutant avoir été surpris “par le lien établi entre la rentrée scolaire, le suicide de son enfant et la supposée pauvreté de la famille”.

Celui-ci a déploré “l’exploitation des malheurs des citoyens pour des considérations politiques. Notre histoire a simplement été exploitée dans des campagnes douteuses", a-t-il estimé.

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