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Syrie: le plus grand hôpital de la partie rebelle d'Alep de nouveau bombardé

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ALEPPO HOSPITAL
ALEPPO, SYRIA - OCTOBER 01: An unusable wheel chair is seen inside the Sahra Hospital after a barrel bomb strike by Syrian regime forces over Sahur neighborhood of Aleppo, Syria on October 01, 2016. (Photo by Jawad Al-Rifai/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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Le plus grand hôpital des quartiers rebelles d'Alep, déjà bombardé mercredi, a été samedi la cible d'au moins deux barils d'explosifs, a indiqué la Syrian American Medical Society (SAMS).

Deux barils d'explosifs ont frappé l'hôpital M10 et il y a des informations sur l'utilisation d'une bombe à fragmentation, a déclaré Adham Sahloul, de la SAMS, l'ONG basée aux Etats-Unis qui gère cet hôpital du nord de la Syrie.

Depuis 2013, des ONG et militants accusent l'armée syrienne de larguer des barils d'explosifs sur les secteurs rebelles d'Alep, faisant des milliers de victimes.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé le bombardement sur le principal établissement hospitalier de la partie rebelle d'Alep et précisé qu'une personne avait été tuée, sans pouvoir dire s'il s'agissait d'un patient ou d'un membre du personnel médical.

L'OSDH avait initialement fait part d'une frappe aérienne contre un hôpital de campagne dans un quartier rebelle.

L'hôpital M10 avait déjà été visé mercredi par des bombardements, ainsi qu'un autre établissement hospitalier d'Alep.

Selon Médecins sans frontières (MSF), au moins deux patients avaient été tués dans ces attaques que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait qualifiées de crimes de guerre.

Les deux hôpitaux avaient été contraint de suspendre leurs activités et seuls six établissements sont encore en activité dans les quartiers est d'Alep, contrôlés par les rebelles, selon la SAMS.

Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a jugé particulièrement inqualifiable le ciblage systématique des structures et des personnels de santé à Alep.

Comme l'a rappelé le secrétaire général des Nations unies, ces attaques sont constitutives de crimes de guerre. Leurs auteurs devront rendre des comptes, a-t-il dit.

Ces bombardements interviennent en pleine offensive des troupes loyales à Bachar al-Assad qui cherche à reprendre la totalité d'Alep, deuxième ville du pays divisée depuis 2012 et devenue le principal front de la guerre en Syrie.

Depuis le début le 22 septembre de cette campagne de grande envergure sur les quartiers rebelles d'Alep, les bombardements des appareils russes, les barils d'explosifs largués par des hélicoptères syriens et les tirs d'artillerie ont tué au moins 220 personnes selon l'OSDH.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Syrie est le pays le plus dangereux pour les personnels soignants avec 135 attaques contre des centres médicaux en 2015.

Le conflit syrien a fait plus de 300.000 morts en cinq ans et engendré la plus grande crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.

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