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Tunisie: Première interview de Youssef Chahed et premières contestations

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FORTUNE
A man and a woman touch gold coins which are carried by a worker dressed as a God of Fortune at a shopping mall in Beijing, Friday, Feb. 12, 2016. Millions of Chinese are celebrating the Lunar New Year, which marks the Year of the Monkey on the Chinese zodiac. (AP Photo/Andy Wong) | ASSOCIATED PRESS
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POLITIQUE- Lors de sa première interview du 28 septembre, le chef du gouvernement Youssef Chahed a annoncé un ensemble de mesures. Des propositions qui animent le débat entre les pour et les contre.

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L'UGTT conteste

La proposition du report des augmentations salariales prévues pour 2017 à 2019 crée la polémique. Réagissant à cette mesure qui s'inscrit dans le cadre "des sacrifices devant être faits par tous", selon les dires de Chahed, Houcine Abassi, secrétaire général de la centrale syndicale UGTT, a exprimé son mécontentement: "Nous ne sommes pas contre le fait de faire des sacrifices mais nous avons une autre approche. Nous n'accepterons pas les mesures préétablies sans concertations", a-t-il déclaré sur les ondes de Shems FM.

Et d'jouter: "Il faut chercher du côté des ressources propres de l'Etat, confisquées par quelques-uns et non pas en dépouillant les salariés".

Même son de cloche du côté de Bouali Mbarki, membre du bureau exécutif de l'UGTT, pour qui "l'Etat doit chercher des ressources en se réappropriant son argent et ses biens spoliés et encore à l'étranger et en luttant contre l'évasion fiscale des plus riches" étalant une situation déjà difficile pour les salariés, face à la dégringolade de leur pouvoir, a-t-il affirmé sur les ondes de Mosaïque FM.


Vers une augmentation du taux d'imposition pour les hommes d'affaires?

À la proposition du chef du gouvernement d'augmenter le taux d'imposition pour le milieu d'affaires de 7,5%, l'UTICA réagit également, via son vice président Hichem Elloumi. "On est prêt pour les sacrifices et ouverts au dialogue mais il ne faut pénaliser davantage des sociétés qui peinent déjà à se redresser", avertit-il.

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"D'accord pour discuter de l'impôt, on verra si ça sera 7% ou moins. Mais il faut essayer aussi d'élargir l'assiette fiscale car beaucoup ne sont pas en train de payer leurs impôts", a-t-il ajouté en allusion aux contrebandiers.

Quant au gouvernement, on assure que toutes les propositions annoncées par Youssef Chahed "sont chiffrées et budgétisées" et "dictées par l'Etat réel du pays" à en croire Mehdi Ben Gharbia, le ministre des Instances constitutionnelles, de la société civile et des droits de l'Homme.


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