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Tunisie: La Ligue tunisienne des Droits de l'Homme: L'heure du bilan pour son prochain congrès

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SOCIÉTÉ CIVILE- Le président sortant de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), Abdessattar Ben Moussa, a indiqué à l’agence TAP, que plus de 60 dossiers de candidatures préliminaires aux élections du comité directeur de la Ligue, ont été jusqu’ici déposées.

”On s’attend à ce que le nombre des dossiers augmente, puisque le comptage des dossiers envoyés par poste n’a pas encore été effectué de candidatures devrait normalement dépasser“, a-t-il ajouté.

Le 7e Congrès de la LTDH doit se tenir les 30 septembre, 1er et 2 octobre prochain.

Abdessattar Ben Moussa a, par ailleurs, exprimé sa crainte face à la ”possibilité d’une absence d’entente au sein de la Ligue “, ce qui, selon lui, pourrait ”influer négativement sur le rôle de la LTDH au cours de la prochaine étape “.

Il a appelé à constituer une liste élélectorale ”consensuelle” qui garantirait l’intégrité et l’indépendance de la Ligue. La LTDH, Nobel de la Paix 2015, a besoin d’un comité directeur capable de s’acquitter convenablement de sa mission en matière de protection des droits humains en Tunisie, a-t-il estimé.

A la question de savoir s’il envisage de se représenter au comité directeur, Abdessattar Ben Moussa a refusé de répondre, se contentant de déclarer qu’il annoncera sa décision ” à la journée inaugurale du congrès “.

Deuxième congrès, deuxième rapport: La torture qui persiste en Tunisie

La LTDH a recensé 400 cas de torture durant la période allant d’octobre 2013 jusqu’à octobre 2015.

Selon un deuxième rapport sur "la réalité des libertés en Tunisie"présenté mercredi, 28 septembre, par le président de la Ligue, Abdessattar Ben Moussa, "les cas de torture en Tunisie ne sont pas méthodiques, ce qui exige d’envisager la réforme des systèmes sécuritaire et judiciaire et de redéfinir la politique pénale dans le pays".

Pour Ben Moussa,"la situation des libertés en Tunisie demeure insuffisante, malgré les pas franchis dans ce domaine".

"Bien que criminalisés dans le texte de la Constitution, les actes de torture et d’intimidation ainsi que les peines inhumaines existent toujours en Tunisie", a-t-il regretté.

Le rapport a, également, fait état de cas d’agressions physiques et morales commis contre plusieurs journalistes depuis la révolution, citant notamment leur comparution récurrente devant la justice, leur interdiction d’accéder à l’information et la destruction de leurs outils de travail.

D’après ce document, "les policiers sont les principaux agresseurs des journalistes".

Par ailleurs, le rapport a rappelé la position de la LTDH s’opposant à la peine de mort, dans la mesure où elle porte atteinte au droit à la vie, nourrit la mentalité de vengeance et risque de favoriser le terrorisme.

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