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Réunion d'Alger: "les conditions sont favorables pour un consensus", Eulogio Del Pino, ministre vénézuélien du Pétrole

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15th International Energy Forum (IEF15) informal meeting of the Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) in the nation palaces bread club. Algiers on 27/09/2016 (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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Eulogio Del Pino, ministre vénézuélien du Pétrole, a indiqué mardi à Alger que "les conditions sont favorables pour que les pays de l’OPEP puissent arriver à un consensus pour stabiliser les prix", en dépit de la non participation de la Russie à la réunion informelle mercredi 28 septembre et l'entêtement de l'Iran à ne pas geler sa production avant de dépasser le seuil des 4 millions de barils.

"A Doha, nous avions l’opportunité d’arriver à un consensus, mais malheureusement, nous avons échoué. Toutefois, nous pensons qu’ici à Alger, les conditions sont plus favorables pour arriver à un consensus qui contribuera à la stabilité des prix du pétrole", a déclaré M. Del Pino en marge des travaux de la 15e édition du Forum international de l'énergie (IEF15) qui se poursuivent au Centre international de conférences Abdellatif Rahal d'Alger.

Il a également précisé qu'"il reste encore 24 heures avant la réunion informelle des pays de l’OPEP". "Il faut donc rester optimiste, car même s’il s’agit d’une réunion informelle, nous espérons qu’elle mènera à un accord entre les pays concernés", estime-t-il.

"Nous avons encore du temps et nous travaillons actuellement pour trouver un consensus sur les prix lors de cette réunion", a-t-il encore dit, insistant sur la nécessité de trouver un accord pour soutenir les cours, car "le niveau actuel des prix du baril n’arrange personne".

Malgré les divergences entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, le secrétaire général de l'Opep Mohammed Barkindo s'est dit ce mardi "optimiste" quant à l'éventualité d'un accord pour faire remonter les prix.

"La situation économique actuelle exige la prise d'une décision de la part des pays producteurs", indique-t-il, alors qu'il affirmait que cette réunion informelle est une "rencontre de concertation et non pas de prise de décisions"

"C'est une réunion informelle, ce n'est pas une réunion de prise de décisions, à l'inverse de celle qu'a abritée Oran en 2008. La tenue de la rencontre a été proposée par le Qatar en juin dernier pour permettre aux membres de l'Opep de se concerter et d'échanger leurs points de vues", expliquait-il.

L'optimisme et les espoirs, maintes fois réitérés, de Nourredine Boutarfa, ministre algérien de l'Energie, de Eulogio Del Pino et de Mohammed Barkindo, étaient déjà douchés hier par l'annonce de la non participation de la Russie mais surtout les déclarations iraniennes,qui laissaient peu de chance à l'éventualité d'un accord.

Le ministre iranien du Pétrole avait écarté tout accord lors de cette rencontre, affirmant que le pays n'envisageait pas de geler la production bien que l'Arabie Saoudite ait proposé de réduire sa production selon Reuters. Une possibilité que Riyad refusait pourtant d'envisager, les précédents mois.

La réunion informelle de l’OPEP est prévue mercredi après-midi à la fin des travaux du Forum international de l’énergie.

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