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Le nombre de détenus en Algérie "ne dépasse pas les 60.000", selon le DG de l'Administration pénitentiaire

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JAIL ALGERIA
Algiers, ALGERIA: An Algerian policeman stands guard at the Serkadji prison as a statue of Turkish Kheireldine Barberousse is seen (left), in Algiers 04 March 2006. Scores of Algerian prisoners held over terrorist offences in an armed Islamist insurgency became free men Saturday, walking out of the capital's central prison to be welcomed by their families. The detainees, watched by an AFP correspondent, left the Serkadji jail in Algiers in groups of five to seven men at a time, beneficiaries of | FAYEZ NURELDINE via Getty Images
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Le nombre de détenus en Algérie "ne dépasse pas 60.000", selon le DG de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Mokhtar Felioune. Relayé mardi 27 septembre par l'APS, il a révélé que 14 nouveaux établissements pénitentiaires sont en cours de réalisation afin de remplacer les anciennes structures, appelées à fermer.

Mokhtar Felioune intervenait en marge des travaux de la deuxième réunion sous-régionale des administrations pénitentiaires des pays du Sahel et du voisinage organisée par l'Office de Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Il a indiqué à cette occasion que le nombre de détenus en Algérie ne dépassait pas 60.000 au niveau des établissements pénitentiaires.

Il a rajouté lors de la même rencontre que 14 nouveaux établissements pénitentiaires "conformes aux standards internationaux", d'une capacité allant de 300 à 1.000 détenus, sont en cours de réalisation, expliquant que les anciens établissements pénitentiaires seraient fermés une fois les nouveaux livrés.

Par ailleurs, M. Felioune a démenti l'existence d'un projet portant sur l'isolement des détenus impliqués dans des actes terroristes dans des cellules individuelles pour éviter la propagation d'idées extrémistes. Il a indiqué à ce sujet que ce volet fera l'objet lors de cette réunion d'un échange d'expériences sur les meilleurs méthodes de prise en charge des détenus violents".

Le système pénitentiaire en Algérie a franchi "de grands pas" depuis le lancement de la réforme de la justice en 2003 visant à humaniser les prisons, prendre en charge "les catégories vulnérables dans ces établissements pénitentiaires, tels les mineurs et les femmes et former les détenus pour l'obtention d'un diplôme permettant leur réinsertion dans la société.

L'année dernière, 1.900 détenus ont obtenu le baccalauréat, a-t-il rappelé, indiquant que les inscriptions étaient ouvertes pour les détenus cette année jusqu'au 30 octobre prochain.

La politique nationale relative au système pénitentiaire en Algérie repose sur "la consécration de la transparence concernant la gestion des établissements pénitentiaires" et sur "la réadaptation des sanctions et la création d'organismes chargés du suivi et de la mise en œuvre de la stratégie initiée par l'Etat dans ce domaine".

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