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Le commerce international de macaques de Barbarie est désormais totalement interdit

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PROTECTION - Le Maroc et l'Union européenne viennent d'obtenir gain de cause. Leur demande de protection des macaques de Barbarie, également appelés macaques de Gibraltar, a été approuvée ce mercredi 28 septembre par la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES).

La CITES, qui tient en ce moment son sommet mondial à Johannesburg en Afrique du Sud, vient d'interdire totalement le commerce international de cette espèce de singe, la seule vivant en Afrique du Nord, notamment présente dans le nord du Maroc et sur le détroit de Gibraltar où il sert d'attraction pour les touristes. Un cadre de vie menaçant cette espèce qui ne vit plus dans son habitat naturel et devient dépendante de l'homme.

Selon les experts, entre 6.500 et 9.100 macaques de Barbarie vivraient au Maroc et en Algérie. Ils ont été classés comme espèce en voie de disparition en 2008, leur nombre ayant chuté de 50% en 24 ans, rappelle la BBC.

Aussi, chaque année, des centaines de bébés singes traversent illégalement le détroit pour être vendus et élevés en Europe en tant qu'animaux domestiques. Certains se vendent jusqu'à 2.000 euros sur les marchés européens.

Le macaque de Barbarie, ou "macaca sylvanus", selon son nom scientifique, figurait jusqu'alors dans l'Annexe II de la CITES, bénéficiant d'un certain degré de protection, jugé insuffisant par le Maroc et l'UE. Il est désormais transféré à l'Annexe I, qui permet aux autorités marocaines d'appliquer de nouvelles sanctions si l'animal est capturé et exporté à l'étranger.

"L'adoption de la proposition conjointe de l'UE et du Maroc pourrait constituer une étape décisive dans la protection d'espèces pour lesquelles l'UE est malheureusement un marché clé de destination. Maintenant, nous devons nous assurer que cet accord sera correctement appliqué. C'est là que la vraie différence sera faite", selon le député néerlandais Gerben-Jan Gerbrandy, représentant de la délégation européenne au sommet de la CITES.

Les espèces inscrites à l'Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d'extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l'importation n'est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique, peut-on lire sur le site de la CITES. Dans ces cas exceptionnels, les transactions peuvent avoir lieu à condition d'être autorisées par le biais de la délivrance d'un permis d'importation et d'un permis d'exportation (ou d'un certificat de réexportation).

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