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Réunion d'Alger: l'Opep parvient à trouver un accord sur le gel de production à 32.5 millions b/j

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OPEC
Algerian Energy Minister Noureddine Boutarfa attends an informal meeting between members of the Organization of Petroleum Exporting Countries, OPEC, in the Algerian capital Algiers, on September 28, 2016. / AFP / Ryad Kramdi (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a abouti ce mercredi 28 septembre à un accord sur un gel de la production pétrolière à 32.5 millions de barils par jour, à la réunion informelle tenue cet après-midi au Centre international des Conférences, à Alger, rapporte Reuters Business.

Les membres de l'Opep ont ainsi accepté de réduire leur production de brut de 750.000 barils par jour, passant de 33.24 à 32.5 millions de barils par jour. C'est peu ou prou le nombre de barils qui étaient pompé en mars dernier par le cartel pétrolier (32,47 mbj), d'après des chiffres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE).

L'Algérie avait d'abord proposé lors de cette réunion une réduction de la production mondiale de pétrole à 796.000 barils par jour, selon Bloomberg.

Le terrain d'entente qui a été trouvé par l'Opep est le fruit d'âpres négociations pour surmonter les rivalités en son sein, alors que la réunion informelle de ses membres se poursuivait peu avant 19H00 GMT, près de cinq heures après son commencement.

La réduction qui serait acceptée reste toutefois inférieure à la hausse de la production observée sur un an au sein de l'Organisation: en août, le cartel a pompé 33,47 mbj, un bond de 930.000 barils sur un an, selon l'AIE.

Il n'empêche, cette nouvelle a immédiatement fait grimper les cours du brut, qui ont clôturé en nette hausse à New York, alors que les marchés s'attendaient au contraire à ce que la réunion informelle d'Alger aboutisse à un constat de désaccord.

Les cours du baril de référence (WTI) aux Etats-Unis a gagné 2,38 dollars à 47,05 dollars sur le contrat pour livraison en novembre.

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a également progressé, de 2,72 dollars à 48,69 dollars.

Pourtant, estiment des analystes, un tel accord ne change rien aux fondamentaux du marché, plombé depuis mi-2014 par une offre excédentaire, fruit du boom des hydrocarbures de schiste américains et de la stratégie de l'Opep d'ouvrir à fond les robinets pour maintenir ses parts de marché.

Même si un accord était conclu, ce serait insuffisant pour soutenir les prix au-delà d'une hausse temporaire due à un sentiment positif, estime le groupe d'analyse économique Capital Economics dans une note publiée avant l'accord.

Après tout, presque tous les membres de l'Opep et la Russie produisent déjà au maximum de leurs capacités ou à des niveaux proches de celles-ci.

- Concession saoudienne -

Les analystes jugeaient un accord d'autant plus improbable que dès la veille de la réunion, l'Arabie saoudite et l'Iran, grands rivaux au Moyen-Orient, avaient dit douter de la possibilité de trouver un terrain d'entente.

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, avait ainsi répété que Téhéran souhaitait avant tout rétablir ses niveaux de production antérieurs aux sanctions internationales liées à son programme nucléaire, soit environ 4 millions de barils par jour (mbj), voire un peu plus, contre 3,6 mbj aujourd'hui.

L'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep, avait fini par assouplir sa position, affecté économiquement comme ses pairs par la dégringolade des cours, qui ont perdu plus de la moitié de leur valeur en environ deux ans.

Le puissant ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh, avait déclaré mardi soir que son pays consentirait à ce que l'Iran, mais aussi la Libye et le Nigeria, soient autorisés à produire aux niveaux maximum qui fassent sens.

Ces deux derniers pays, fragilisés par des conflits internes, pompent actuellement très en deçà de leur capacité et ne voulaient pas renoncer à des exportations génératrices de devises.

C'est un changement de cap pour l'Arabie saoudite, qui refusait jusqu'ici d'envisager une réduction de sa production si les autres pays n'allaient pas dans le même sens.

La Russie, deuxième producteur mondial de brut, a indiqué qu'elle se positionnerait à l'issue de la réunion de l'Opep, dont elle ne fait pas partie.

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