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Réunion informelle de l'Opep à Alger: La Russie sera absente, l'éventualité d'un accord s'éloigne

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ALGIERS
Algerian Energy Minister Noureddine Boutarfa gives a news conference on September 25, 2016, in the capital Algiers on the eve of the three-day International Energy Forum and an informal meeting of OPEC ministers. / AFP / Ryad Kramdi (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images) | AFP via Getty Images
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La Russie sera absente mercredi lors de la réunion informelle des pays producteurs de pétrole à Alger, ont rapporté des médias algériens, douchant un peu plus les espoirs de l'aboutissement à un accord sur le gel de la production à l'issue de cette rencontre afin de stabiliser le marché.

Plus tôt dans la journée, le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh a laissé peu de chance à l'éventualité d'un accord. "Atteindre un accord en deux jours ne figure pas sur notre agenda", a-t-il déclaré, affirmant que son pays n'est pas prêt à geler sa production à ses niveaux actuels, une condition exigée par l'Arabie Saoudite pour réduire sa production.

Malgré les divergences entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, le secrétaire général de l'Opep Mohammed Barkindo s'est dit optimiste quant à l'éventualité d'un accord pour faire remonter les prix. "La situation économique actuelle exige la prise d'une décision de la part des pays producteurs", a-t-il estimé.

Le côté algérien affiche le même ton. Pour le Premier ministre Abdelmalek Sellal, la situation actuelle -la chute des cours de pétrole depuis mi-2014- n'est favorable à aucun pays. "Un accord sur les niveaux de production est nécessaire pour stabiliser le marché", a-t-il déclaré mardi.

Le ministre saoudien du pétrole Khaled al-Faleh est resté obscur dans ses déclarations mardi. Il a d'un côté indiqué être "optimiste sur la base des fondamentaux du marché qui prennent la bonne direction", affirmant que son pays n'avait pas réellement besoin d'un accord. Il a cependant ajouté être également optimiste que les pays producteurs parviendront à une vision commune.

Sur les déclarations de son homologue iranien, le responsable saoudien a estimé qu'un seul pays "ne peut pas influer sur le marché".

Les cours du pétrole, qui oscillent depuis plusieurs semaines au gré des spéculations sur la possibilité d'un accord à Alger, perdaient du terrain mardi à Londres.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 46,73 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 62 cents par rapport à la clôture de lundi.

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