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Les moments forts des débats présidentiels américains avant le face-à-face entre Trump et Clinton

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TRUMP CLINTON DEBAT
Barack Obama face à Mitt Romney en 2012. | Youtube
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ÉTATS-UNIS - Aux États-Unis, ce lundi 26 septembre se joue la première manche des trois duels opposant Hillary Clinton à Donald Trump, avant l'élection présidentielle du 8 novembre. Outre-Atlantique, le premier débat télévisé avait opposé Richard Nixon et John Fitzgerald Kennedy en septembre 1960. Les affrontements entre candidats à la Maison-Blanche ont réservé leurs lots de moments forts, drôles, insolites voire décisifs... Revue de détail.

Aux États-Unis, la Commission sur les débats présidentiels est chargée d'organiser les trois rendez-vous entre les candidats. Les deux autres débats se tiendront cette année les 9 et 19 octobre. Créée conjointement en 1987 par le Parti démocrate et le Parti républicain, la Commission ne laisse guère de place aux candidats des autres partis. Pour participer aux débats, les candidats doivent être mathématiquement en course pour remporter l'élection dans au moins un collège électoral (un État) et avoir obtenu au moins 15% d'avis favorables dans au moins cinq grands sondages nationaux dans les semaines précédant les débats. Bref, seuls les candidats républicains et démocrates ont droit de cité...

  • Kennedy VS Nixon en 1960
    Le tout premier débat présidentiel aux États-Unis marque le début de l'âge d'or de la communication politique. Ce face à face aurait été décisif dans la victoire du jeune John Fitzgerald Kennedy, même si certains historiens n'en sont toujours pas convaincus.

    "En août, Nixon s'est blessé le genou, il a dû passer deux semaines à l'hôpital. Lors du premier débat, il a dix kilos de trop, il est pâle. Il arrive au débat avec une chemise qui tombe mal et refuse d'être maquillé pour relever son teint. Kennedy, lui, a passé le début du mois de septembre à faire campagne en Californie. Il est bronzé, confiant et reposé", peut-on lire sur le site du Museum of Broadcast Communications, consacré aux émissions de radio et de télévision qui ont marqué l'histoire.
  • Carter VS Ford en 1976
    Vice-président puis président après la démission de Richard Nixon (mis en cause dans le scandale du Watergate), Gerald Ford restera comme le seul dirigeant américain à n'avoir jamais remporté une élection présidentielle. Malgré cette panne de son qui lui coupe le sifflet et une prestation jugée médiocre, Jimmy Carter remportera l'élection de 1976 de justesse.
  • Carter VS Ford en 1976
    Lors du second débat entre les deux candidats de 1976, Ford commettra une bourde qui lui coûtera de nombreuses voix, en déclarant qu'il n'y a "pas de domination soviétique en Europe de l'Est".
  • Carter VS Reagan en 1980
    Stupeur dans le camp démocrate quand le président sortant Jimmy Carter déclare avoir demandé à sa fille de 12 ans sur quel thème devait porter l'élection (à savoir le "contrôle des armes nucléaires").
  • Carter VS Reagan en 1980
    "Êtes-vous dans une meilleure situation aujourd'hui qu'il y a 4 ans ?", demandera Ronald Reagan un peu plus tard aux Américains, face caméra, dans une tirade restée fameuse. Il remportera l'élection haut la main une semaine plus tard.
  • Reagan VS Mondale en 1984
    Ronald Reagan sera à nouveau élu haut la main face à son pâle adversaire démocrate Walter Mondale en 1984. L'ancien acteur fera une nouvelle fois preuve d'un sens aiguë de la répartie, réservant quelques piques à son rival.

    "Je ne ferai pas de l'âge un argument de campagne. Je n'exploiterai pas pour des raisons politiques la jeunesse et l'inexpérience de mon adversaire", déclare-t-il pour neutraliser les critiques sur son âge.
  • Reagan VS Mondale en 1984
    Durant le même débat, Ronald Reagan réutilise la petite phrase qui avait déstabilisé Jimmy Carter et marqué l'opinion en 1980. "There you go again" ("et voilà que vous recommencez") avait-il lancé au candidat démocrate qui critiquait sa position sur le programme Medicare de couverture universelle.

    Connaissant la punchline, Walter Mondale avait préparé une réplique... qui ne fut pas suffisante pour le faire élire. "Reagan était un maître dans l'art de saisir le moment du débat dont tout le monde se souviendrait, pouvait-on lire dans un article de l'agence AP en 2008. Sa formule 'There you go again' désamorçait complètement l'attaque de son adversaire".
  • Quayle VS Bentsen en 1988
    Choisi par Georges Bush pour la vice-présidence, Dan Quayle, compara durant le débat qui l'opposait à Lloyd Bentsen (le ticket de Michael Dukakis, le candidat démocrate) son (in)expérience avec celle de l'ancien sénateur John F. Kennedy, arrivé à la Maison-Blanche après seulement quelques courtes années au Sénat. Mal lui en a pris.

    "J'ai servi avec Jack Kennedy, je connaissais Jack Kennedy, nous étions amis. Sénateur, vous n'êtes pas Jack Kennedy", a rétorqué son adversaire, sous les applaudissements du public.
  • Dukakis VS Bush en 1988
    Si le candidat républicain à la vice-présidence avait connu quelques difficultés, Michael Dukakis, le candidat démocrate à la présidence, ne s'en est pas mieux tiré...

    Distant, pas vraiment chaleureux, il cite chiffres sur chiffres, se réfère à des statistiques compliquées, même quand un journaliste lui demande: "Si votre femme Kitty était violée et assassinée, seriez-vous favorable à la peine de mort pour l'assassin ?" Il répond "non" et indique que la peine de mort est sans effet sur le taux de criminalité.
  • Bush VS Perot VS Clinton en 1992
    C'est la seule et unique fois où trois candidats ont été autorisés à se présenter face aux téléspectateurs.

    Bill Clinton fera preuve de plus de compassion que le président sortant Georges Bush. Le Républicain apparaît en effet déstabilisé, presque muet, quand une femme lui demande s'il ressent la crise "même à la Maison Blanche". Bill Clinton aura certes le temps de préparer sa réponse, mais se montrera plus avenant.
  • Bush VS Perot VS Clinton en 1992
    DR
    Durant le même débat, George Bush se retrouve coincé entre les critiques du candidat indépendant Ross Perot et celles du Démocrate Bill Clinton. Il fera preuve d'impatience, voire d'ennui, en regardant sa montre durant le débat. Il a récidivé en 2012, durant la primaire républicaine.
  • Bush VS Perot VS Clinton en 1992
    Par son ton direct, l'indépendant Ross Perot tranche avec le style pompeux du président George Bush père. "Expérience ? rétorque-t-il à Bush qui l'avait interpellé à ce sujet. Oui, j'admets ne pas avoir l'expérience qu'il faut pour endetter le pays de plus de quatre milliards de dollars. Par contre, s'il s'agit de faire quelque chose au lieu de toujours ne faire qu'en parler, alors, cette expérience-là, moi je l'ai".
  • Clinton VS Dole en 1996
    Comme pour Reagan en 1984, l'âge du candidat républicain Bob Dole était pointé du doigt par ses opposants. Quand celui-ci tente de se défendre en estimant qu'il n'est pas trop vieux pour la Maison-Blanche (il avait 73 ans), Clinton répond: "Je ne crois pas que le sénateur Dole soit trop vieux pour être président, c'est l'âge de ses idées que je remets en cause". Touché coulé.
  • Bush VS Gore en 2000
    Quelques semaines avant l'imbroglio du vote en Floride et le recomptage des voix, le démocrate Al Gore questionne directement le Républicain Georges W. Bush durant le débat. Et Quand celui-ci esquive la question, Al Gore se lève pour aller à la hauteur de son rival et l'impressionner.
  • Bush VS Kerry en 2004
    Peu après le premier débat, une rumeur court selon laquelle George W. Bush portait une oreillette. Elle ne fera pas long feu. Le face-à-face des deux candidats a porté sur la guerre en Irak, débutée un an plus tôt. Les deux rivaux jaugent leurs capacités respectives de "leader of the free world".

    "Le président n'a pas trouvé d'armes de destruction massive en Irak. Par conséquent il a transformé sa campagne en une arme de tromperie massive", affirmera plus tard John Kerry.
  • Obama VS McCain en 2008

    "Joe le plombier" était LA star de l'élection américaine de 2008. Alter ego de "Madame Michu", figure de l'américain moyen, il s'est fait connaître en interpellant Barack Obama en pleine rue pendant la campagne.

    Durant le troisième débat qui les opposa, le Démocrate et le Républicain avaient tenu à lui adresser la parole directement.
  • Obama VS McCain en 2008
    Tenant à se démarquer du président sortant George W. Bush et de son image désastreuse, le candidat républicain John McCain s'adresse à Barack Obama à la fin du troisième débat: "M. le sénateur Obama, je ne suis pas le président Bush. Si vous vouliez être candidat face au président Bush, il fallait vous présenter il y a quatre ans".
  • Obama VS McCain en 2008
    Lors du deuxième débat, à propos d'une loi favorable aux compagnies pétrolières, John McCain explique aux téléspectateurs : "Vous savez qui a voté pour ? Vous n'auriez jamais deviné. Celui-là", en désignant du pouce et sans le citer Barack Obama, qui sera loué pour son calme et son assurance.
  • Obama VS Romney en 2012
    On le sait, Barack Obama a le sens de la formule. Dès ses premiers mots, lors du premier débat contre le Républicain Mitt Romney en 2012, il s'adresse à sa femme Michelle à l'occasion de leurs noces de porcelaine: "Il y a vingt ans, je suis devenu l’homme le plus chanceux de la Terre parce que Michelle Obama a accepté de m’épouser. Et je veux donc juste te souhaiter un bon anniversaire, chérie, et te faire savoir que l’an prochain nous ne le célébrerons pas devant 40 millions de personnes."

    Bon esprit, Mitt Romney a félicité son adversaire: "Je suis sûr qu’être ici avec moi était l’endroit le plus romantique que vous puissiez imaginer."
  • Obama VS Romney en 2012
    Bien préparé pour son dernier face-à-face avec Obama, le Républicain Mitt Romney se lance dans une critique des coupes budgétaires dans l'armée.

    Le président sortant, populaire et rodé, le corrige avec une réplique des plus redoutables: "Je crois que le gouverneur Romney n'a peut-être pas passé assez de temps à regarder comment nos forces armées fonctionnent. Vous avez mentionné la Navy et le nombre inférieur de navires par rapport à 1916. Eh bien, gouverneur, nous avons également moins de chevaux et de baïonnettes parce que notre armée a changé".
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