Huffpost Algeria mg

La réunion de l'OPEP à Alger en "mode sans échec" selon le ministre Algérien de l'énergie

Publication: Mis à jour:
BOUTARFA
Noureddine Boutarfa Energy Minister of Algeria attend a press conference in Algiers, Algeria, on 25 September 2016 to presentation of the 15th International Energy Forum (IEF 15) to be held in Algiers from 26 to 28 September 2106. (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
Imprimer

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) est condamnée à prendre une décision pour stabiliser le marché et la réunion du cartel mercredi à Alger en sera le premier pas, a indiqué dimanche Noureddine Boutarfa, ministre algérien de l'Energie.

Dans un contexte de prix bas dus à une surabondance de l'offre, les cours du pétrole risquent de chuter encore si l'organisation ne limite pas sa production, a prévenu Noureddine Boutarfa lors d'une conférence de presse à Alger.

"Aucune entreprise (pétrolière) ne pourra résister si les prix restent à moins de 50 dollars (le baril)", a prévenu le ministre, qui estime que le bas niveau des cours entraîne quotidiennement entre 300 et 500 millions de dollars de pertes pour les pays de l'OPEP.

Pour M. Boutarfa les membres de l'OPEP auront à choisir entre deux pistes éventuelles dans le cas où ils arriveraient à un consensus: convoquer une réunion extraordinaire séance tenante ou renvoyer l'accord à leur prochaine réunion en novembre à Vienne.

Interrogé sur les possibilités d'un accord, il a déclaré : "on ne se réunit pas pour discuter d'un point préétabli mais d'une problématique". "Il n'y aura pas d'échec de la réunion d'Alger", qui a lieu en marge du Forum international de l'énergie, a prévenu M. Boutarfa.

"Si on arrive à un accord, c'est très bien. Si on arrive à des éléments d'accord, c'est très bien aussi. Et si un consensus se dégage, rien n'interdit qu'elle se transforme, séance tenante, en réunion extraordinaire pour qu'une décision soit actée", a ajouté le ministre.

L'idée d'une transformation en séance extraordinaire n'aurait pas les faveurs de Saoudiens qui préfèrent que la réunion "informelle" d'Alger soit une "préparation" à la prochaine réunion de l'OPEP en novembre.

Pour M. Boutarfa, l'OPEP, qui représente un tiers de la production mondiale de pétrole, est ‘‘condamnée à prendre une décision pour stabiliser les prix, que ce soit à Alger ou à Vienne en novembre’‘.

Doutes

L'espoir que les membres de l'OPEP parviennent à un accord pour limiter leur production à Alger a récemment soutenu les prix de l'or noir. Toutefois, les investisseurs paraissent sceptiques sur les chances de succès de cette réunion informelle, ce qui a fait reculer les cours du brut vendredi à New York.

Le ministre algérien a expliqué que l'Arabie saoudite -le plus gros producteur du cartel- avait fait une proposition, qu'il a qualifiée de très responsable, de revenir à sa production du mois de janvier 2016, soit une réduction de 500.000 barils par jour.

Il a aussi assuré que l'Iran souhaitait rejoindre un accord, même s'il cherche à augmenter sa production depuis la fin de la levée des sanctions internationales dans le cadre du dossier nucléaire.

Les cours du pétrole connaissent ce lundi matin une modeste progression en Asie dans l'attente de la réunion d'Alger. Les doutes des investisseurs sur une décision de geler l'offre avaient entraîné un net recul des cours.

Pour rappel, une tentative de geler la production a échoué en avril dernier en raison des divergences entre Ryad et Téhéran. L'Arabie saoudite avait exigé que l'Iran participe au gel de la production alors que les Iraniens affirment vouloir reprendre leur quota d'avant l'embargo économique.

Lundit, vers 03H15 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, prenait 31 cents à 44,79 dollars. Le baril de Brent, référence européenne du brut, également pour livraison en novembre, gagnait 37 cents à 46,26 dollars.

Vendredi à la clôture, le WTI avait perdu 1,84 dollar à 44,48 dollars sur le contrat pour livraison en novembre au New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le Brent avait baissé de 1,76, à 45,89 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

BLOG : La trappe du baril à 50 dollars s'est installée : le moment de vérité pour l'Algérie

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.