Huffpost Maroc mg

Élections: Transparency Maroc déplore la stagnation dans la lutte contre la corruption

Publication: Mis à jour:
CORRUPTION
Corruption: Transparency Maroc tire la sonnette d'alarme avant les élections | DR
Imprimer

CORRUPTION - À deux semaines du prochain scrutin législatif, Transparency Maroc fait le point sur l'un des principaux axes de campagne des élections de 2011.

Dans un communiqué rendu public vendredi soir, l'association marocaine déplore le "manque de progrès dans la lutte contre la corruption" et en fait "adosser la responsabilité à l'Etat, la majorité et l'opposition parlementaire".

"Nous sommes à la fin de la première législature suivant l’adoption de la Constitution de 2011 et à la veille des élections législatives", rappelle d'abord Transparency Maroc, avant d'interpeller ensuite "l’Etat, la majorité sortante, les élites partisanes et l'administration du pays sur l’absence de progrès significatifs dans la résorption de la corruption".

L'association marocaine, qui a pour principal objectif de lutter contre la corruption, considère "l’ensemble de la classe politique solidairement responsable de cet échec, qui nous maintient éloignés de la construction de l’Etat de droit".

Pas de concrétisation

Dans son communiqué, Transparency regrette également que "les termes de la Constitution et les engagements pris dans les programmes électoraux et gouvernemental" n'aient pas été concrétisés.

"Cela confirme la faible volonté de lutter contre la corruption. Les textes législatifs adoptés ou retardés sur l'instance de lutte contre la corruption et sur l’accès à l’information, la gouvernance de l’Etat et de l’administration et la fin de l’impunité" sont des chantiers "laissés à l’abandon ou avortés".

Pour l'association, "le refus de publier les résultats détaillés des scrutins antérieurs dans un délai raisonnable, ce qui entache gravement la crédibilité de leurs résultats annoncés et l’attitude de tolérance à l’égard de l’utilisation massive de l’argent dans le processus électoral montrent l’absence de rupture avec le système de corruption existant".

Un "mal trop grave"

Transparency Maroc n'en reste pas là. Elle estime également que "le mal de la corruption est trop grave pour continuer à le traiter de manière cosmétique" et "en appelle aux partis politiques pour exprimer une volonté claire et un engagement pour mettre en œuvre immédiatement la stratégie nationale de lutte contre la corruption".

L'ONG demande des clarifications aux partis politiques et attend la réponse de ces derniers dans leurs programmes électoraux et dans l’élaboration du programme de gouvernement qui devra être examiné par le parlement.

Les élections législatives sauront lieu le 7 octobre. La campagne électorale a officiellement démarré ce samedi 24 septembre, alors que le dernier délai pour s'inscrire sur les listes générales et voter avait été fixé au 8 aout dernier par le ministère de l'Intérieur.

LIRE AUSSI: