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Chakib Khelil prédit un accord sur le gel de production à la Réunion d'Alger

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CHAKIB KHALIL
Algeria's minister of energy and mines Chakib Khalil speaks during the 156th meeting of The Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) conference in the new OPEC headquarters in Vienna on 17 March,2010. World oil prices rose as OPEC appeared set to leave the cartel's output unchanged, and sentiment was lifted by signs of improving US energy demand before a key weekly inventories report. New York's main contract, light sweet crude for April delivery rose 39 cents to 82.09 dollars a ba | JOE KLAMAR via Getty Images
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Tout comme Noureddine Boutarfa, Chakib Khelil, ex-ministre de l'Energie et ancien président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) affiche son optimisme quant à la réunion informelle d'Alger. Dans un entretien accordé à Bloomberg, il se déclare confiant que les participants à cette rencontre vont aboutir la semaine prochaine à un accord.

Chakib Khelil s'est dit "optimiste" quant à un accord sur le gel de la production, car celui-ci ne pourrait pas faire plus de mal aux pays-producteurs. Il a fait remarquer dans cet entretien que la majorité des membres de l'Opep produisent déjà à plein régime et ne peuvent plus augmenter leur rendement ni leurs parts de marché.

"Ils ressentent déjà la douleur. Pourquoi chercheraient-ils à l'aggraver s'ils peuvent l'éviter ? La plupart des producteurs de pétrole ont déjà atteint leur niveau maximum et un gel de production ne coûtera pas beaucoup", estime-t-il.

L'ex-ministre de l'Energie, soupçonné de corruption avec plusieurs de ses proches dans plusieurs scandales, dont Sonatrach I et II, a rajouté que le "marché mondial de pétrole pourrait réagir négativement" dans le cas où les participants à cette réunion n'aboutissent pas à un accord.

Il a aussi affirmé que l'Iran ne devrait pas refuser une fois de plus un gel de la production car ce producteur a également atteint son plein régime depuis la levée des sanctions.

Chakib Khelil insiste dans son entretien à Bloomberg sur un gel, qualifiant d'"improbable" la possibilité que les pays-membres de l'Opep baissent leur offre. Il a expliqué que la stratégie de cette organisation d'absorber le surplus de pétrole en faisant pression sur les producteurs non-membres peut éventuellement réussir".

"Ils ne participeront pas à cette rencontre pour une réduction", dit-il, "ils vont continuer à défendre leur stratégie et leurs parts de marché, qui sera rééquilibré l'année prochaine".

Vendredi, Noureddine Boutarfa prévoyait lui aussi une "solution positive" à l'issue de cette rencontre. "Nous allons tout faire pour réussir (cette réunion). Nous n'envisageons pas un scénario négatif. Nous devons, dans tous les cas de figure, sortir avec une solution positive", soutenait-il.

"Nous n'allons pas sortir à la fin pour dire que la réunion d'Alger a été un échec", avançait le même responsable.

S'agissant des pays producteurs non-Opep, notamment la Russie, le ministre assure que ce pays "est d'accord" pour rejoindre un éventuel accord afin de stabiliser le marché. L'information a vite donné lieu vendredi à des spéculations à Londres, où le Brent atteignait près de 47 dollars.

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