Huffpost Maroc mg

FIFM: Le concours Cinécoles passe sous le giron de la SNRT

Publication: Mis à jour:
FIFM MASTERCLASS
Masteclass avec Jeremy Irons, FIFM 2015 | FIFM
Imprimer

CINÉMA - Organisé depuis 2010 par le Festival International du film de Marrakech (FIFM), le concours Cinécoles dédié aux étudiants de cinéma ne sera pas reconduit pour la 16e édition du festival, qui se déroulera du 2 au 10 décembre 2016. Quelles sont les raisons de cette annulation? Quel bilan peut-on dresser de cette expérience? Éléments de réponse avec Sarim Fassi Fihri, vice-président du festival et directeur du Centre cinématographique marocain (CCM).

HuffPost Maroc: Pourquoi le concours Cinécoles ne sera pas reconduit?

Sarim Fassi Fihri: Le concours Cinécoles ne figurera effectivement plus au programme des prochaines éditions du Festival international du film de Marrakech. Désormais, le soutien aux jeunes étudiants de cinéma sera assuré par notre partenaire la SNRT (Société nationale de radiodiffusion et de télévision) qui vient de mettre en place un dispositif de soutien financier à la production cinématographique en général, et celle des étudiants en cinéma en particulier.

Lancé sous forme d’appel d’offres ouvert à toutes les écoles et universités dédiées aux métiers du cinéma, ce dispositif permettra la passation de contrats portant sur la coproduction ou/et le préachat des droits de diffusion ou/et l’apport en industrie de 6 longs métrages et 12 courts métrages marocains, dans le cadre de l'article 16 du cahier de charges de la SNRT. D’autres appels d’offres suivront bientôt.

Quel bilan dressez-vous de cette expérience?

D’un point de vue purement artistique et cinématographique, Cinécoles a été pour nous une expérience très instructive qui nous a permis d’explorer l’énorme potentiel artistique des étudiants marocains de cinéma. A chacune des cinq éditions organisées, nous avons en effet pu constater tout l’enthousiasme et toute la créativité cinématographique qui animent la jeune génération de cinéastes marocains.

Cependant, d’un point de vue technique et commercial, le bilan reste mitigé. Seulement deux films ont été produits et un troisième est actuellement en post production. Cette maigre moisson résulte non pas d’un manque de créativité artistique, elle est surtout la conséquence du faible accompagnement des jeunes par les professionnels des métiers du cinéma au Maroc. Notamment en termes d’écriture de scénarios et de techniques de production.

La Fondation du FIFM continuera-t-elle de soutenir les étudiants et jeunes talents du cinéma marocain?

Les jeunes talents et les étudiants de cinéma ont toujours compté et compteront toujours parmi les cibles prioritaires de la Fondation du FIFM. Le FIFM continuera à accueillir les étudiants pour assister au festival et participer aux master class. A très court terme, de nouvelles actions et projets destinés aux jeunes seront engagés à travers notamment le soutien d’évènements dédiés tels que le Festival international de cinéma d’animation de Meknès (FICAM).

Nous projetons également d’élargir notre concept des résidences d’écriture organisées en partenariat avec le Centre cinématographique marocain pour inclure une section dédiée aux jeunes réalisateurs, leur permettant ainsi d’échanger avec des professionnels des métiers du cinéma. Enfin, sur le plan international, la Fondation du FIFM mettra en place des partenariats avec des écoles et universités étrangères pour permettre à des étudiants de venir assister au festival, participer aux master class et échanger avec des étudiants marocains.

LIRE AUSSI: