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Marche anti-PJD: L'autre visage de la manifestante venue pour le mouton de l'Aïd

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MOULAT
Marche anti-PJD: L'autre visage de "Moulat el haouli" | DR
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INSOLITE - C'est l'une des pépites de la manifestation anti-PJD organisée dimanche 18 septembre à Casablanca. Depuis son apparition dans plusieurs vidéos relayées par la presse arabophone, "Moulat El Haouli", comme elle s'est fait baptisée par les internautes marocains, continue de faire parler d'elle.

La manifestante, qui dit s'être déplacée à la marche car "on" lui a offert un "gros mouton", transport inclus, pour l'Aïd El-Kebir, aurait encore plein de secrets à livrer.

Dans une tribune publiée mardi par Chouf TV et rédigée par un de ses proches, on apprend que la femme s'appelle Malika et qu'elle était déjà bien célèbre dans son village.

Selon le rédacteur de cette tribune, c'est une ancienne cheikha (danseuse populaire) qui s'est convertie avec l'âge en mendiante. "Elle est notre honte, la votre et celle des partis politiques qui cherchent désespérément à récolter des voix (...) Moulat El Haouli a vécu comme cheikha et lorsque son corps a pris de l'âge, elle s'est reconvertie en mendiante", raconte-t-il.

Aussi, selon lui, Malika en serait arrivée là "après la mort de son mari Abdelmajid qui lui a laissé une fille et un garçon".

Dans une autre vidéo relayée par le même journal, Malika assure que ce n'est pas la première fois que "Ould Zeroual" (le fils de Zeroual) lui offre un mouton pour l'Aïd et qu'il le fait depuis plusieurs années.

Selon Akhbar Al Yaoum, l'homme serait en réalité Bouchaïb Ammar, ex-président du Conseil régional de Doukkala-Abda, vice-président actuel du Conseil de la région de Casablanca et membre du Parti authenticité et modernité (PAM).

La femme, qui assure dans la vidéo ne pas savoir lire, ni écrire, s'excuse auprès de l'intéressé et lui demande de ne pas l'envoyer en prison pour ce qu'elle avait déclaré auparavant dans les médias. "Vive le roi et vive la nation", s'emploie-t-elle à répéter. Un discours qui traduit clairement sa crainte d'éventuelles poursuites judiciaires et qui démontre une fois de plus l'ambiguïté des rapports qu'entretiennent les élus politiques avec la population vivant dans le milieu rural.

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