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Ces projets écologiques lancés à Marrakech

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PIKALA
Ces projets écologiques lancés à Marrakech | Pikala Bikes
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ENVIRONNEMENT - La ville ocre se met au vert. Ces derniers mois, plusieurs projets écologiques et environnementaux ont été lancés à Marrakech dans le cadre des préparatifs de la COP22, que la ville ocre accueillera du 7 au 18 novembre prochain.

Ainsi, une enveloppe de 78 millions de dirhams a été allouée pour la réalisation de projets environnementaux portant sur l’aménagement des espaces verts en les équipant d'un éclairage provenant de l'énergie solaire, la mise en place d’une station pour le traitement des déchets, l’aménagement de quartiers écologiques, le lancement d’un transport urbain écolo alimenté par des énergies solaires et l'intégration des mécanismes de l’efficacité énergétique dans certains établissements publics.

Eclairage écologique

Dans le détail, ces projets concernent l'équipement en éclairage écologique et en installations de loisirs des jardins d’Issil qui s’étalent sur une superficie de 1,5 hectare, d'Allal El Fassi (2,5 ha), d'El Koutoubia (2 ha) et d'El Harti (5,5 ha), la création d'une nouvelle décharge publique, l'aménagement d'un quartier écologique à Rmilat (5,9 millions de dirhams) et d'un autre dédié au transport urbain propre (3 millions de dirhams), ainsi que la création d'une station électrique pour un coût de 15 millions de dirhams.

Ces chantiers s'insèrent dans le cadre du projet "Marrakech, cité du renouveau permanent" lancé en 2014 par le roi Mohammed VI, qui prévoit un volet dédié à l'environnement et au développement humain mobilisant 1,26 milliard de dirhams.

Plusieurs actions en faveur de l'environnement sont prévues dans le cadre de ce projet, afin de protéger la ville contre les inondations, renforcer le réseau d'assainissement, réhabiliter les jardins historiques et aménager une forêt urbaine, entre autres.

Transport vert

En parallèle, plusieurs autres initiatives écolo ont été lancées par des associations ou entreprises dans la ville ocre, à l'instar du projet Pikala Bikes (pikala signifiant "bicyclette" en darija) qui vise avant tout à lutter contre la pollution. Initié par une association du même nom, qui est la branche marocaine de la fondation mère basée aux Pays-Bas, le projet propose de faire venir des vélos néerlandais afin de les faire réparer au Maroc.

"Grâce à cela, nous donnons aux jeunes Marocains une formation dans la réparation des vélos et nous contribuons, à notre échelle, à combattre le chômage", nous expliquait en août dernier la fondatrice de l'association Cantal Bakker.

Aussi, mi-avril dernier, l'espagnol Alsa, chargé de la gestion des bus à Marrakech, décrochait le marché des futurs bus électriques de la ville ocre, communément appelés tram-bus. Ces bus éco-responsables ont entamé leur phase de test en juillet dernier et circulent déjà dans les grandes avenues de Marrakech.

Le même mois, une convention de partenariat pour le lancement d'un nouveau mode de transport innovant et écologique "UberGreen" lors de la COP22, a été signée entre les groupes Derichebourg Maroc et Uber.

En vertu de cet accord, conclu dans le cadre de la MedCOP Climat tenue les 18 et 19 juillet à Tanger, les deux parties ont convenu de lancer, du 1er au 30 novembre, un nouveau produit UberGreen pour permettre aux participants de la COP22 et aux habitants de la ville ocre en général de se déplacer en voiture électrique.

Mosquées vertes

Toujours à Marrakech, l'entreprise industrielle “Imperium Holding”a récemment mis en place une filière pour transformer des déchets solides en électricité. Il y a quelques mois, elle s'est engagée avec la région Marrakech-Safi et la commune de Ras El Ain dans la construction du premier site de traitement des déchets carbonés au monde basé sur la technologie SMO Solaire Micro-Ondes. Le site aura à terme une capacité de traitement de 54 tonnes par jour et pourra générer jusqu’à 2,4 mégawatts d’électricité.

Par ailleurs, l’initiative visant à réhabiliter 600 mosquées marocaines d’ici 2019, qui concerne aussi bien Marrakech que d'autres villes du Maroc, reste celle qui a eu le plus d'écho aux niveaux national et international. L’idée avait été annoncée en 2014 avec comme objectif de réduire de 40% la facture énergétique dans 15.000 mosquées du pays. Dans un premier temps, il s’agit d’équiper 600 mosquées d’ici 2019, avec des contrats de performance énergétique.

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