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La Coface met en garde contre les retards de paiement au Maroc

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La Coface met en garde contre les retards de paiement au Maroc | DR
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ÉCONOMIE - Dans une enquête publiée ce mardi 20 septembre, la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) alerte sur un ralentissement de l'économie marocaine, plombée par les mauvaises performances de l’agriculture.

En effet, la société d'assurance-crédit table sur une croissance de 2% pour le pays, contre plus de 4% en 2015, en raison d'une mauvaise saison agricole due à des conditions climatiques défavorables.

La Coface met également en garde contre les retards de paiements, dont sont de plus en plus victimes les entreprises marocaines, en particulier celles ayant pour client l'Etat.

Une conjoncture économique qui impacte les entreprises

La Coface explique ensuite que la baisse des revenus publics amène à un allongement des délais de paiement des entreprises, une situation que vit bon nombre de sociétés qui voient les délais de paiement de plus de 90 jours s’accroître.

"Les entreprises présentant les délais de paiement les plus longs sont celles qui percevaient le plus une stagnation de l’activité. Ces dernières sont plus nombreuses en 2016 qu’en 2015 (55% de l’échantillon, contre 40,3%)", selon la Coface.

La société d'assurance-crédit souligne également que le ralentissement de l’économie marocaine et l’allongement des retards de paiement porte un coup conséquent aux entreprises.

Le secteur des BTP particulièrement touché

Le secteur des BTP reste le plus touché par les retards de paiement. En effet, 30% des entreprises de BTP interrogées mettent l'accent sur une dégradation de leur trésorerie. Des secteurs comme celui de l'agro-alimentaire observent, de leur côté, une nette hausse de +4,3% depuis l'année dernière.

Une croissance qui pousse ces entreprises à se montrer optimistes, et 70% d'entre elles "anticipent une augmentation de leurs ventes".

Le rapport de la Coface conclut que malgré la résilience de l'économie hors agriculture, les retards de paiement constituent un frein certain à l'investissement et à l'embauche.

Le défaut de paiement constitue la première cause de défaillance pour les entreprises au Maroc, dont la majeure partie des ressources sert à éponger les impayés, selon une récente étude du fournisseur de données Inforisk. En juin dernier, le Conseil de gouvernement avait approuvé un décret portant à 60 jours au maximum le délai de paiement des dépenses relatives aux commandes publiques.

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