Huffpost Algeria mg

NCA Rouiba poursuit sa croissance en 2016, Slim Othmani critique la Bourse d'Alger et le Code d'investissement

Publication: Mis à jour:
NCA ROUIBA
AHMED SAHARA
Imprimer

Défi relevé pour NCA Rouiba ! Malgré un marché en berne, l’entreprise est parvenue à réaliser un taux de croissance de 5% durant le premier semestre 2016. Le bilan, présenté ce mardi 20 septembre 2016 au cours d'une conférence de presse animée par Mohamed Sahbi Othmani, Directeur général de NCA Rouiba et Slim Othmani, Président de son Conseil d’administration, affiche des résultats "optimistes" et des perspectives "encourageantes".

Cette croissance concerne le chiffre d’affaires qui est passé de 7.5 milliards de dinars en 2015 à 8.5 milliards de dinars en 2016, le segment PET (Bouteille en plastique recyclable) qui affiche 60% d’accroissement en valeur par rapport à 2015 et l’entrée en production de nouvelles lignes.

Pour parvenir à maintenir le cap de la croissance, Sahbi Othmani a indiqué que l’entreprise a opté durant le précédent exercice pour une nouvelle organisation commerciale. NCA Rouiba a aussi procédé au lancement de nouveaux projets de restructuration.
En effet, l’entreprise a opté pour l’élargissement de sa gamme de produits avec le lancement d’un petit format de "25 cl", disponible en grenade et orange, ce petit format a été complété quelques mois plus tard avec la mise sur le marché d’une nouvelle saveur tomate.

D’autres facteurs clés ont contribué à cette croissance notamment un déploiement régional plus étendu avec une participation plus active sur les régions de l’Est et une amélioration de l’offre à l’Ouest. Sur la région centre l’entreprise à mener de nombreuses actions promotionnelles.

Coté innovation, NCA Rouiba proposera prochainement au consommateur un nouveau produit phare pour marquer les 50 ans de l’entreprise. La société procédera également au lancement de la canette au premier trimestre 2017.

"Les difficultés occasionnées par la crise économique ont gaugé notre capacité à survivre. Nous avons fait le choix de ne pas baisser les prix au détriment de la qualité comme l’ont fait nombreux de nos concurrents. Nous nous sommes donc adaptés à la situation et nous avons démontré notre supériorité", se félicite Sahbi Othmani.


Des performances malgré des difficultés


Si les résultats de ce premier semestre d’exercice s’affichent convaincants, cela n’a pas été sans difficultés. Sahbi Othmani a indiqué que la dévaluation du dinar fait la part belle de ces contraintes.

"La perte de valeur du dinar face aux monnaies étrangères nous a fortement impacté notamment sur les coûts d'achat des matières premières que nous importons car la production nationale ne couvre que 10% de la demande", précise-t-il.

D’autre part, le recul du pouvoir d’achat a provoqué une saturation du marché, entraînant un débordement des stocks. Ce qui a impacté le trésorier de 300 millions de dinars. Ce surplus de produits s’explique encore une fois par des promotions sauvages et des baisses de prix souvent injustifiés par les concurrents, selon Sahbi Othmani.

Pour sa part Slim Otmani est revenu sur le nouveau code des investissements. Celui-ci est toujours fermé à des actions telles que le déploiement des entreprises algériennes à l’étranger, déplore-t-il.

"La situation économique actuelle va contraindre l’Algérie à s’ouvrir davantage, c'est-à-dire qu’il y a des acteurs qui vont venir nous concurrencer sur notre marché. C’est déjà le cas avec un acteur économique japonais qui commercialise un produit espagnol par le biais de l’entreprise Saida", précise-t-il.

Par ailleurs, il revient sur la situation de la bourse, comme lors des précédentes conférences de presse. Il explique que celle-ci ne peut être dynamisée dans le contexte actuel car le système de cotation ne permet pas de donner la véritable valeur au titre de l’entreprise.

"Si on veut être coté en bourse il faut que des institutions publiques s’impliquent davantage. Seulement aucune banque ou assurance publique algérienne ne prendra la décision d’acheter des actions d’une entreprise privé algérienne car nous sommes toujours dans des archaïsmes liés à la fameuse pénalisation de l’acte de gestion", explique-t-il.

"Lorsque un chef d’entreprise sollicite une banque publique pour un crédit, celle-ci, au lieu de regarder les bilans de l’entreprise, s’intéresse au profil de l’entrepreneur s’il est ou pas contre le pouvoir. Nous somme hélas encore à ce stade", dénonce-t-il.


Perspective d’avenir

Pour le deuxième semestre, NCA Rouiba compte engager des actions significatives. A ce propos Sahbi Othmani, a annoncé que les actions clés sur lesquelles repose cet exercice commencent par maximiser les opérations commerciales d’animation.

Poursuivre les efforts d’ajustement de l’offre afin d’améliorer la rentabilité sans compromettre la croissance, et baisser les charges opérationnelles.

Le renforcement de la position de l’entreprise à l’international demeure une priorité pour les responsables de NCA ROUIBA, et l'Afrique

"L’export aujourd’hui n’est pas une ambition mais un objectif stratégique. Si on ne devient pas un acteur international on aura du mal à concurrencer des multinationales. ", conclut Sahbi Othmani.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.