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Le Maroc et la Russie veulent porter le volume des échanges à 10 milliards de dollars par an

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POUTINE MOHAMED VI
Russian President Vladimir Putin, right, and Morocco's King Mohammed VI attend a signing ceremony after their talks in the Kremlin in Moscow, Russia, Tuesday, March 15, 2016. Morocco's King Mohammed VI is on an official visit to Russia. (Maxim Shipenkov/Pool photo via AP) | ASSOCIATED PRESS
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ÉCONOMIE - Près de six mois après la deuxième visite officielle du roi Mohammed VI à Moscou, lors de laquelle une vingtaine de conventions et de mémorandums d'entente dans différents domaines ont été signés, un forum économique Maroc-Russie s'est tenu les 15 et 16 septembre. L'occasion pour les participants de rappeler les ambitions des deux pays pour booster leurs échanges commerciaux.

"Bien que le Maroc soit le premier partenaire économique de la Russie en Afrique, le volume des échanges entre les deux pays demeure en deçà des aspirations", a d'emblée souligné le ministre de l’Economie et des finances Mohamed Boussaid.

"Les relations économiques entre le Maroc et la Russie affichent des indicateurs au vert et un volume d’échanges qui devrait atteindre cette année 3 milliards de dollars", a déclaré pour sa part la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensaleh-Chaqroun, jeudi à Agadir.

L'annonce la plus forte a été faite par le secrétaire d’Etat et vice-ministre russe de l’Industrie et du commerce, Viktor Evtoukhov. Selon lui, les deux pays ambitionnent de porter le volume annuel de leurs échanges commerciaux à 10 milliards de dollars, soit quatre fois plus que le volume actuel.

Depuis quelques années, les relations commerciales entre les deux pays sont en constante évolution. Suite à la signature d'un accord de libre échange il y a quinze ans, les échanges commerciaux sont passés de 200 millions de dollars en 2011 à 2,5 milliards de dollars en 2015. Sur le front de l'agriculture, la Russie représente un marché important pour le Maroc, puisqu'il absorbe près de la moitié des agrumes marocains destinés à l'export. Le Maroc est également décidé à attirer davantage de touristes russes pour combler la chute du nombre de touristes en provenance des marchés traditionnels comme la France et l'Espagne. Sur le plan énergétique, des contacts sont en cours entre les deux parties en vue d’étudier les possibilités d’approvisionner le marché national par le gaz russe.

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