Tunisie: Un citoyen hospitalisé après avoir été violenté par des policiers. Ces derniers placés en garde à vue

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SOCIÉTÉ- Jamel Ouerghi, un citoyen originaire de Dahmani (gouvernorat du Kef) avait fait l’objet, en août dernier, d’une arrestation "musclée"par deux policiers.

Alerté, le ministère de l’Intérieur a coordonné avec le ministère de la Santé pour assurer son transfert de l’hôpital régional du Kef à l’Institut Salah Azaiez où il a subi une intervention chirurgicale avant d'être placé au service des soins intensifs.

Le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’homme, Mehdi Ben Gharbia, s’est rendu, jeudi 15 septembre, à son chevet pour s’enquérir de son état de santé.

Ben Gharbia a reçu le jour même au siège du ministère, les membres de la famille de Jamel Ouerghi. Il leur a annoncé que l’état de santé de leur fils s’est stabilisé et qu’une enquête a été ouverte par le ministère.

Le dossier est, actuellement, entre les mains de la justice, a indiqué Ben Gharbia précisant que les deux policiers ont été placés en garde à vue le 24 août dernier.

L’usage excessif de la force par des agents de la sûreté est un cas isolé mais inacceptable et ne représente, aucunement, l’institution sécuritaire dont les réalisations après la Révolution font la fierté de la Tunisie, a souligné Ben Gharbia. Le ministre a ajouté que le gouvernement d’union nationale veille à l’application de la loi, au respect de l’intégrité physique du citoyen et à la protection des droits et des libertés.

La violence policière est un sujet récurrent en Tunisie, notamment la violence subie par les personnes en état d'arrestation ou de détention.

Il est à noter que la réforme de l'article 13 du Code des procédures pénales qui est entré en vigueur le 1er juin 2016, permet à l'avocat d'être présent et d'assister son client auprès des commissariats de police, des gendarmeries ou de douanes. Une mesure tendant justement à enrayer la torture physique ou psychologique sur le détenu dont peuvent être l'objets les détenus.

Ces derniers ont le droit de demander à être assistés par un médecin des hôpitaux publics pour venir sur place et constater d'éventuelles agressions.

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