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Pétrole: Mourad Preure "sceptique" quant aux résultats de la réunion informelle de l'Opep

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Contrairement au ministre de l'Energie Noureddine Boutarfa, qui a réitéré son optimisme quant aux résultats de la rencontre informelle des pays producteurs de pétrole, Mourad Preure, expert en énergies, est sceptique. Dans un entretien à la Chaîne III de la Radio Algérienne, il a exprimé son doute quant à la capacité des participants de cette réunion à aboutir à "une convergence des positions".

Mourad Preure a souligné dans son entretien "quelques facteurs", qui pourront contribuer à stabiliser le marché pétrolier, en chute depuis juin 2014 en raison d'un excédent de 2.5 millions de barils par jour.

Il cite dans ce sens la question du gel de la production pétrolière, décidée par la Russie et l'Arabie Saoudite.

Toutefois, cette situation du marché pétrolier est la conséquence de "jeux d'acteurs extrêmement complexes et agressifs", tient-il à préciser, exprimant du doute quand à l'issue de la réunion informelle d'Alger.

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"L'Opep ne contrôle plus les prix"

Mourad Preure a qualifié la question de gel de la production de "réaliste", puisque les pays producteurs de pétrole "sont en train de souffrir de la baisse des prix, l'Arabie Saoudite en premier lieu". Mais le problème est ailleurs : le marché est désormais confronté à un nouveau "paradigme", subissant les effets de la production américaine de pétrole et de gaz de schiste.

Il affirme que la baisse de prix de la part de l'Opep permettrait ainsi à "une autre organisation concurrente d'apparaître". Les pays membres de cette organisation ne devraient pas non plus augmenter la production et engager la "guerre des prix" car la concurrence va stagner. L'Opep ne contrôle plus les prix pétroliers, déduit-il.

Il a renchéri que les USA possèdent l’équivalent de quatre fois les réserves d’hydrocarbures algériennes. L'invité de la Radio Chaîne III a ainsi estimé que l'Algérie ne pourrait pas influer longtemps sur les cours pétroliers.

Il rassure tout de même que la crise "ne va pas durer "longtemps" puisque les prix "vont de nouveau être orientée à la hausse sur le long terme", et ce, en raison de la demande croissante des pays émergents. La carte à jouer est ailleurs: il est nécessaire pour les pays producteurs de "garder leur sang froid", conclut l'expert en énergies.

Pour rappel, Alger abritera, du 26 au 28 septembre, la 15ème réunion ministérielle du Forum internationale de l'Energie (IEF15), ainsi que la réunion informelle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

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