Huffpost Maroc mg

Le PJD publie ses listes nationales des femmes et des jeunes

Publication: Mis à jour:
BENKIRANE VOTE
Abdelillah Benkirane, secretary-general of the Islamist Justice and Development party (PJD), casts his ballot at a polling station in Rabat September 4, 2015. Morocco's ruling Islamist party on Friday faced a major test of its dominance as polls opened for local elections for which most opposition parties have campaigned on anti-corruption platforms and against privileges for the elite. REUTERS/Youssef Boudlal | Youssef Boudlal/Reuters
Imprimer
ÉLECTIONS - Quelques jours après la publication des noms des têtes de listes locales dans 74 circonscriptions, le Parti de la justice et du développement (PJD) a publié, samedi 10 septembre au soir, les noms des membres des listes nationales des femmes et des jeunes.

Les listes, consultables sur le site du parti, nous apprennent que la mandataire de la liste nationale des femmes sera Majda Benarbia, 4e vice-présidente du Conseil de la région de Fès-Meknès, cadre dans les finances publiques. Elle est suivie de Bouthaina Qarouri, conseillère du ministre de la Justice et des libertés et présidente de la commission des politiques publiques au PJD. En troisième position de la liste nationale des femmes, on retrouve Mouna Aftati, épouse du député PJD Abdelaziz Aftati.

La liste des jeunes, quant à elle, sera menée par Abdessamad El Idrissi, député PJD et membre du secrétariat général du parti. On y retrouve, en troisième position, le nom de Itimad Zahidi, députée PJD élue à Skhirat-Témara, et en neuvième position, celui de Hassan Hammourou, chroniqueur et membre du Conseil national du parti.

Une procédure longue

Pour l'élaboration de la liste nationale, "un quota a été accordé à chaque région pour sélectionner six femmes et 3 jeunes. Douze commissions ont été créées au niveau des régions, auxquelles s'ajoutent notre organisation féminine, la chabiba, ainsi que la commission du travail à l'étranger, qui ont proposé des noms", nous explique Abdelhak El Arabi, directeur général du PJD, président de la commission centrale des élections au parti et conseiller chargé des affaires sociales auprès du chef du gouvernement.

Les douze commissions régionales, la chabiba, l'organisation des femmes et la commission du travail à l'étranger ont ainsi proposé quelques 180 noms, 120 femmes et 60 jeunes. "La commission nationale, qui inclut les responsables des régions et les organisations parallèles, s'est réunie sous la présidence du secrétaire général Abdelilah Benkirane. Les différents noms proposés ont été compilés dans une liste qui a été soumise au secrétariat général", explique El Arabi.

Quelques semaines plus tôt, certains médias rapportaient que le retard pris dans la publication des candidats des listes nationales des femmes et des jeunes est dû à la volonté du PJD d'inclure, en aval, de nouveaux noms, que le parti présentera pour les scrutins du 7 octobre, et qui ne font pas l'unanimité au sein du parti. "Pas du tout. Le secrétariat général du parti est la commission d'accréditation. Il valide les listes de candidats, peut changer des têtes de listes ou inclure de nouveaux membres, mais toujours est-il que dès nos premières réunions, nous nous sommes mis d'accord pour respecter la volonté des militants autant que possible, et de n'intervenir sur les listes que dans certains cas très particuliers, et très justifiés. Sinon, nous gardons les listes comme elles sont", explique Abdelhak El Arabi.

"Un groupe parlementaire fort et cohérent"

"Les secrétariats locaux ont une vue sur la province, et présentent donc les candidats qu'ils considèrent les plus aptes pour servir les citoyens au niveau local. Au niveau central, nous prenons en considération d'autres paramètres pour sélectionner nos candidats. Nous avons une visibilité sur ce à quoi pourrait ressembler le groupe parlementaire avec les candidatures qui nous sont soumises, sa composition, sa force, etc. Donc, nous examinons soigneusement les chances de chacun des candidats du parti pour voir comment, en bout de chemin, le groupe parlementaire sera constitué, s'il sera fort, car nous nous devons d'offrir aux Marocains un groupe parlementaire fort et cohérent", ajoute El Arabi.

30 sièges aux jeunes, 60 aux femmes

Les listes nationales consacrent aux jeunes 30 sièges à la Chambre des représentants, et 60 aux femmes. Ces "90 membres sont élus au titre d’une circonscription électorale nationale créée à l'échelle du territoire du royaume", selon l'article premier de la loi organique relative à la Chambre des représentants.

Les listes nationales ont été mises en place pour réserver des sièges aux femmes et aux jeunes, deux catégories que le législateur considère comme défavorisées par le vote. Le Conseil constitutionnel estime que les mesures visant à opérer une discrimination positive à l'égard des jeunes et des femmes ne peuvent être que provisoires, et devront être retirées dès que les buts escomptés, à savoir la parité et l'inclusion des jeunes, seront atteints.

LIRE AUSSI: