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Le Maroc se prononce sur les élections gabonaises et tacle l'opposant Jean Ping

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JEAN PING
Jean Ping (R), chairman of the Commission of the African Union, speaks at a joint news conference with Somalia's President Sheikh Sharif Sheikh Ahmed (not pictured) at Villa Somalia, the complex that houses the Transitional Federal Government (TFG), in Mogadishu August 20, 2011. REUTERS/Stuart Price/AU-UN IST Photo/Handout (SOMALIA - Tags: POLITICS) FOR EDITORIAL USE ONLY. NOT FOR SALE FOR MARKETING OR ADVERTISING CAMPAIGNS. THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. IT IS DISTRIBUTED, EXACT | Ho New/Reuters
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DIPLOMATIE - Un jour après que l'opposant gabonais Jean Ping a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle du Gabon, le Maroc, qui ne s'est, jusqu'ici, pas prononcé sur les élections présidentielles gabonaises, prend position.

"Le royaume du Maroc suit avec attention l’évolution de la situation au Gabon depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle qui a constitué un moment d’expression démocratique", et appelle à "la retenue et à la sagesse pour préserver la stabilité de ce pays frère et épargner au peuple gabonais les affres de la division." C'est ce que l'on peut lire dans un communiqué diffusé par le ministère des Affaires étrangères, dans la soirée du vendredi 9 septembre.

Le ministère des Affaires étrangères, qui rappelle que les "peuples marocain et gabonais sont liés par des liens historiques de fraternité, de coopération et de solidarité", indique, dans ce contexte, que "le royaume du Maroc est fortement attaché à la stabilité de la république gabonaise".

Loin de prendre clairement position pour l'un ou l'autre candidat, le Maroc a néanmoins adressé une charge frontale à Jean Ping, en estimant que "les appels à la violence lancés par certains candidats en vue de conditionner l’issue des recours devant la Cour constitutionnelle n’ont pas leur place dans un processus démocratique", et que de tels appels "ne sont pas compatibles avec l’expression démocratique et le respect de l’Etat de droit et témoignent d’une attitude de nervosité et de fébrilité incompatibles avec l’exercice démocratique".

"Toute autre issue serait fatale pour le Gabon mais aussi pour la stabilité de l’ensemble de la sous-région", met en garde le ministère, qui considère que "seul le peuple gabonais doit être maitre de sa destinée".

Des élections contestées

Suite aux élections présidentielles du 27 août, qui ont vu la réélection de Ali Bongo Ondimba, le candidat de l'opposition Jean Ping a contesté les résultats des scrutins, et a appelé au recomptage des voix.

Jeudi 8 septembre, quelques minutes seulement avant la fin du délai légal, Jean Ping a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle afin de contester le résultat de la présidentielle du 27 août, et a appelé les juges à choisir entre la stabilité, en validant ce qu'il considère comme une "victoire qui lui a été volée", et l’instabilité du Gabon, en entérinant la réélection de Ali Bongo.

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