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Wana Corporate accusée par des syndicalistes de licenciements abusifs

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L'opérateur Inwi accusé de licenciements abusifs | DR
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EMPLOI - Il y a quelques jours, trois employés de la société Wana Corporate, détentrice de l’opérateur de télécommunications Inwi, ont été licenciés. Les trois concernés sont le secrétaire général du syndicat national des employés de l’entreprise ainsi que deux membres de ce syndicat affilié à l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), le bras syndical du Parti de la justice et du développement (PJD).

Aussitôt les licenciements rendus effectifs, l’UNTM a accusé l’opérateur de télécommunications d’avoir “opéré des licenciements abusifs et sans fondement légal”, ajoutant que l’entreprise “ne reconnait pas le syndicat et empêche les employés de bénéficier de leurs libertés syndicales”.

Dans un communiqué publié par l’UNTM, le syndicat accuse Inwi d’avoir "porté atteinte à l’article 8 de la Constitution” qui énonce que “les organisations syndicales des salariés, les chambres professionnelles et les organisations professionnelles des employeurs contribuent à la défense à la promotion des droits et des intérêts socioéconomiques des catégories qu’elles représentent”, ainsi que “les conventions internationales ratifiées par le royaume”.

De son côté, Wana Corporate réfute ces accusations et livre une version différente des faits. Dans une déclaration à Alyaoum24, un responsable de l’entreprise explique que les raisons du licenciement des trois employés syndiqués n’ont pas de rapport avec leurs activités syndicales.

“La suspension des contrats de travail des trois employés a été le résultat de la négligence de leurs engagements professionnels”, assure une source chez Wana Corporate. Et de détailler: “Plusieurs cas de négligences et des absences non justifiées ont été signalés”.

Selon Wana Corporate, “l’un des employés a déposé depuis le début de l’année pas moins de 21 certificats médicaux délivrés par le même médecin généraliste afin de justifier 90 jours d’absence, alors qu’un autre passait plusieurs heures quotidiennement dans un café près du siège principal de la société”.

Alors que l’UNTM accuse également l’entreprise de télécoms d’avoir “supprimé les avis affichés sur le tableau syndical en signe de non reconnaissance de l’activité syndicale”, Wana assure qu’elle “tient toujours à organiser des élections syndicales transparentes et intègres”.

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