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La cellule démantelée à Oujda voulait revendiquer des attaques sous le nom de "partisans de l'Etat islamique au Maroc"

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BCIJ
On en sait plus sur la cellule terroriste démantelée à Oujda |
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TERRORISME - On en sait plus sur la cellule terroriste démantelée mercredi 7 septembre. Selon le ministère de l'Intérieur, les trois membres de la cellule comptaient monter un enregistrement vidéo pour revendiquer, sous le nom de "partisans de l'Etat islamique au Maroc", les attentats qu'ils prévoyaient de mener à Oujda, Saïdia et Fès. Les terroristes, dont la planque se trouvait aux environs d'Oujda, souhaitaient ensuite rallier les camps de Daech en Libye, indique le ministère dans un communiqué.

Substances chimiques

Lors du démantèlement de la cellule, des substance suspectes ont été saisies dans le local, parmi lesquelles "des substances chimiques servant à la préparation de charges explosives".

"L'expertise scientifique effectuée (...) a révélé qu'il s'agit de substances chimiques composées de nitrate d'ammonium, de charbon, de souffre, de sciure d'aluminium, de bois, de sucre, de carburant et d'huile de graissage", précise la même source. "Ces ingrédients entrent dans la préparation de charges explosives que les membres de cette cellule comptaient utiliser dans le cadre de leur projet terroriste dans le royaume".

Cocotte-minute

Une cocotte-minute et des tuyaux en plastique ont également été découverts dans la planque, et "devaient être utilisés comme récipients à remplir d'explosifs", souligne le département de Mohamed Hassad.

Selon l'enquête préliminaire, les trois personnes mises en cause planifiaient une série d'attentats, visant notamment "un édifice sensible" par voiture piégée à Saïdia, des sites touristiques et des touristes étrangers dans la même ville, ainsi que des éléments de sécurité à Oujda et Fès pour prendre leurs armes de service.

Ces derniers mois, les autorités marocaines ont multiplié les annonces sur le démantèlement de cellules liées à Daech et l’arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe terrorisme.

Le 1er septembre, le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), créé en mars 2015 dans un contexte de développement du terrorisme au niveau mondial, a annoncé l'arrestation de deux Marocains, radicalisés et expulsés de France vers leurs pays, qui voulaient commettre des "attentats d’envergure" au nom de Daech en France et au Maroc.

Pour faire face à la menace terroriste, le Maroc a mis en place il y a bientôt deux ans un dispositif de sécurité renforcée baptisé "hadar" ("vigilance"). La législation a également été renforcée.

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