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Dans un dialogue politique libyen, la Tunisie définit sa position dans le conflit

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TUNISIA LIBYA
STRINGER/AFP/Getty Images
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Une rencontre autour de la situation politique libyenne s'est tenue à Tunis les 5 et 6 septembre, sous la présidence du Chef de Mission des Nations Unies de soutien en Libye, Martin Kobler et en présence de membres du dialogue politique libyen, dont est issu le gouvernement d'union (GNA). A l'ordre du jour: les solutions aux crises politiques et sécuritaires du pays et la mise en oeuvre de l'accord inter libyen signé fin 2015 à Skhirat.

La Tunisie espère que les Libyens "surmonteront cette période difficile et critique pour bâtir les institutions d'un Etat capable d'imposer le pouvoir du droit et son pouvoir sur le territoire du pays", a déclaré à la TAP, Sabri Bachtobji, secrétaire d'Etat tunisien aux Affaires étrangères, en marge de ladite réunion.

"La Tunisie qui a toujours respecté, depuis le déclenchement de la crise libyenne, les choix du peuple libyen a eu des contacts avec tous protagonistes libyens, de toute tendance politique et idéologique, sans interférer dans les affaires libyennes", a souligné le diplomate tunisien.

Sabri Bachtobji a indiqué, également, à la même source que "la Tunisie a œuvré, en concertation avec les pays limitrophes et par le biais de sa participation aux congrès et conférences internationales et régionales, à soutenir les Libyens et faire prendre conscience aux parties internationales de l'importance de consolider les efforts de la Libye dans la restauration de sa sécurité et stabilité, partie intégrante de la paix et de la stabilité des pays voisins et de la région toute entière".

Le secrétaire d'Etat a rappelé que la Tunisie, à l'instar des pays soutenant le dialogue politique libyen, a accueilli favorablement l'accord politique libyen de Skhirat.

"La Tunisie réaffirme sa disposition pour poursuivre son soutien à toutes parties libyennes et les encourage à opter pour le dialogue afin de parvenir à un accord sur les questions fondamentales qui touchent l'avenir de la Libye", a-t-il souligné.

A rappeler que le GNA dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj s'est installé au printemps à Tripoli mais il peine encore à asseoir son pouvoir à l'échelle de tout le pays, notamment en raison de l'opposition d'une autorité politique rivale basée dans l'Est, dont des représentants seraient présents à Tunis.

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