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Les demandeurs d'asile marocains pointés du doigt en Autriche

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Les demandeurs d'asile marocains pointés du doigt en Autriche | Laszlo Balogh / Reuters
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EUROPE - La crise migratoire continue de faire les choux gras de la presse européenne. Lundi 5 septembre, le journal autrichien Krone a révélé sur son site internet que le nombre de migrants impliqués dans des délits en Autriche depuis le début de l'année est de 11.158. Des chiffres qui avaient été communiqués par le ministère de l'Intérieur autrichien au Parti de la Liberté, une formation d'extrême droite.

Sur les 11.158 demandeurs d'asile suspectés d'avoir commis un crime depuis le début de l'année, 1.271 seraient Marocains. Au niveau du Maghreb, Krone avance que les Algériens sont, quant à eux, 1.631. La nation d'où sont originaires le plus grand nombre de suspects est l'Afghanistan, avec 2.318 personnes. D'après la publication autrichienne, la majorité des individus concernés sont des adolescents âgés entre 14 et 17 ans.

Une grande partie des délits qui ont été commis par l'ensemble de ces demandeurs d'asile étaient des infractions liées à la drogue avec 3.228 cas. Suivent ensuite les vols (2.481 cas), les menaces (628 délits enregistrés) et les bagarres (311).

Des problèmes dans d'autres pays d'Europe

En janvier dernier, l'Allemagne avait inscrit le Maroc sur sa liste des "pays sûrs", aux côtés de l'Algérie et de la Tunisie, pour durcir les conditions d'asile pour les ressortissants de ces trois pays. Une décision qui faisait suite aux agressions du nouvel an à Cologne, où la majorité des suspects interpellés étaient maghrébins. Adopté le 13 mai par le Bundestag, la Chambre Basse, le projet de loi a été bloqué au Bundesrat, la chambre haute, suite a une farouche opposition des verts qui sont à la tête d'une partie des landër allemands. Or, l'accord de 10 landër est nécessaire afin que le projet de loi soit promulgué.

En Suède, les mineurs marocains sans papiers posent également problème aux autorités du pays scandinave. Le 19 janvier, le Maroc et la Suède se sont ainsi engagés à créer un comité de travail chargé de faciliter l'identification des mineurs marocains sans papiers et leur retour au Maroc. De son côté, la Suède s'est dite prête à apporter "une expertise technique et de formation" au gouvernement marocain, notamment pour la réhabilitation des enfants.

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