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Casablanca-Settat: Mustapha Bakkoury veut aménager 4500 km de routes rurales en 30 mois

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Comment Bakkoury veut mettre à niveau les routes rurales de Casablanca-Settat | DR
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ROUTES - C’est la première sortie médiatique officielle depuis son investiture il y a près d’un an, à la tête de la présidence de la région Casablanca-Settat. Mais attention, pas question pour Mustapha Bakkoury, ex-secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM) de parler élections.

L’objectif de la conférence, tenue ce mardi 6 septembre au siège de la région, sis au quartier des Habbous, en présence notamment du vice-président de la région Moncef Belkhayat (RNI), était d’exposer les grandes lignes d’un tout nouveau programme devant permettre le désenclavement des zones rurales.

Selon Mustapha Bakkoury, aujourd’hui, avec les nouveaux plans de la régionalisation avancée, le milieu rural de la région Casablanca-Settat est devenu "encore plus large" qu’avant. Celui-ci "souffre toujours de plusieurs insuffisances avec lesquelles il faut composer pour arriver à les dépasser. Et en tête des priorités de la région, tout ce qui concerne les routes et pistes".

80 millions de dirhams pour commencer

Baptisé "Massaleek", littéralement "pistes", le programme en question est pour le moins ambitieux. Il vise à aménager environ 4500 km de pistes rurales en 30 mois seulement. "Si on ne fait pas vite, ce chantier n’aura plus de sens. Il n’a de l’intérêt que si il est traité comme il se doit", souligne Bakkoury.

Actuellement, la région Casablanca-Settat compte environ 9.995 km de routes non classées, référencées comme "pistes publiques" dont environ 5000 km toujours non aménagées. L’objectif est de passer de 47% à 90% de linéaire aménagé à l’horizon 2018 pour "permettre aux habitants et visiteurs des douars et communes rurales d'emprunter des pistes dans des conditions acceptables quelle que soit la saison".

routes

La province de Settat, qui représente à elle seule 40% de la région administrative, sera la première à bénéficier de ce programme. Viendront ensuite celles de Benslimane, El Jadida, Nouaceur, Sidi Bennour et Berrechid, Casablanca n’étant pas concernée par ce projet vu que la majorités de ses routes sont "praticables".

Pour ce faire, le conseil régional se concentrera d’abord sur une première tranche de 500 km environ, à laquelle une enveloppe budgétaire de 80 millions de dirhams sera allouée. "La région va y associer probablement le fameux fonds de mise à niveau des zones rurales qui sera opérationnel au cours de l’exercice 2017", précise le président de la région.

Appel à manifestation

Un appel à manifestation d'intérêt a d’ores et déjà été lancé dans ce sens. Il vise toutes les entreprises nationales ayant une expérience dans la réalisation de projets de réhabilitation ou d'aménagement de routes ou de pistes. "Les associations de développement local sont également sollicitées afin d’impliquer les habitants des douars en premier lieu", apprend-on.

Selon Bakkoury, un appel d'offre sera aussi lancé avant la fin du mois pour l'aménagement des 400 premiers kilomètres du programme.

Outre le programme "Massaleek", la région de Casablanca-Settat a dressé trois autres priorités pour le milieu rural, à savoir l’électrification, l’accès à l’eau potable et la gestion des déchets.

"Là aussi, toutes les pistes sont en train d’être explorées pour mobiliser des solutions définitives, en concertation avec tous les acteurs", souligne Bakkoury. Le tout en prenant en considération "l’aspect environnemental et durable" et pas seulement "parce qu’on est dans l’année de la COP22", a-t-il tenu à préciser.

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