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États-Unis et Russie n'ont pas (encore) trouvé d'accord sur le conflit en Syrie

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ETATS UNIS RUSSIE SYRIE
Vladimir Poutine et Barack Obama le 28 septembre 2015. | MANDEL NGAN / AFP
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INTERNATIONAL - La réunion de la dernière chance pour un accord en Syrie se tient-elle ce lundi 5 septembre à Hangzhou, en Chine? Le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine s'y entretiennent, en marge du G20, alors que les chances qu'un accord entre les deux pays soit conclu semblaient encore maigres lundi matin.

"Le président participe à un entretien informel avec le président russe Poutine. Nous devrions avoir davantage de détails de leurs discussions plus tard dans la journée", a déclaré le porte-parole à la sécurité nationale américaine, Ned Price.

Plus tôt, un diplomate américain avait annoncé l'échec des négociations entre les diplomates américains et russes, en raison de divergences persistantes. De nouveaux pourparlers lundi entre le secrétaire d'État américain, John Kerry, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se sont achevés sans déboucher sur un accord, selon ce diplomate.

Dimanche, Washington avait accusé Moscou d'avoir "fait marche arrière" sur certains points dans les négociations, rendant impossible dans l'immédiat un accord de coopération entre les deux grandes puissances.

"Cela vaut le coup d'essayer"

Moscou et Washington, qui effectuent séparément des frappes contre les jihadistes en Syrie, tentent de trouver une ligne commune dans leur implication dans le conflit syrien, notamment du point de vue militaire, pour parvenir "à une cessation des hostilités large et importante" en Syrie, selon les mots de Vladimir Poutine.

Comme l'explique Europe 1, les discussions portent notamment sur un cessez-le-feu dans l'ensemble du pays, la levée du blocus d'Alep et la démilitarisation du nord de la ville.

Les deux pays, en discussion depuis juillet, sont également en désaccord sur le sort du président syrien Bachar al-Assad, la Russie étant fermement opposée à son départ réclamé par les États-Unis, tandis que le régime de Damas continue de cibler l'opposition syrienne avec le soutien russe, autre pomme de discorde avec les États-Unis. L'une des difficultés des négociations reste aussi à déterminer quel groupe rebelle fait partie de l'opposition à Bachar al-Assad dite "modérée" et peut donc être soutenu, et quel groupe est jihadiste.

La Maison Blanche s'est montrée réticente à associer Barack Obama à un accord qui pourrait ne pas être respecté. De précédentes trêves en Syrie se sont rapidement détériorées. Barack Obama avait indiqué dimanche que les États-Unis abordaient les négociations "avec un certain scepticisme. Mais cela vaut le coup d'essayer", avait-il souligné.

La Maison Blanche est aussi réticente à l'idée d'offrir à Vladimir Poutine une occasion de gagner une légitimité internationale alors qu'il soutient le régime d'Assad accusé d'avoir utilisé des armes chimiques.

La guerre en Syrie, qui a fait plus de 290.000 morts, a poussé à la fuite plusieurs millions de personnes depuis mars 2011, provoquant un désastre humanitaire qui a atteint les portes de l'Europe.

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