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Moscou et Washington pourraient bientôt arriver à un compromis sur la Syrie, selon Poutine

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VLADIVOSTOK, RUSSIA - SEPTEMBER 2, 2016: Russia's President Vladimir Putin looks on during a meeting with Japan's Prime Minister Shinzo Abe (not pictured) on the sidelines of the 2016 Eastern Economic Forum at Far Eastern Federal University on Russky Island. Mikhail Metzel/TASS Host Photo Agency (Photo by Mikhail Metzel\TASS via Getty Images) | Mikhail Metzel via Getty Images
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La Russie et les Etats-Unis pourraient parvenir bientôt à un accord sur une coopération en Syrie, a estimé vendredi le président russe Vladimir Poutine.

Nous avançons petit à petit dans la bonne direction et je n'exclus pas qu'on puisse se mettre d'accord bientôt sur quelque chose et l'annoncer à la communauté internationale, a déclaré M. Poutine interrogé par Bloomberg et selon des propos diffusés par le Kremlin en marge du Forum économique de l'Est à Vladivostok (Extrême-Orient russe).

Il est encore trop tôt pour en parler mais je pense que nous agissons et nous avançons dans la direction souhaitée, a ajouté le président russe, louant la patience et la persévérance du secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Des experts militaires et des diplomates de Russie et des Etats-Unis poursuivent des discussions à Genève sur une possibilité de parvenir à une cessation des hostilités large et importante en Syrie.

Moscou et Washington, qui effectuent séparément des frappes contre les jihadistes dans ce pays, sont en désaccord sur le sort du président syrien Bachar al-Assad, le premier étant fermement opposé à son départ réclamé par le second.

Selon M. Poutine, la principale difficulté des discussions reste la question de déterminer quel groupe de combattants fait partie de l'opposition à Bachar al-Assad dite modérée et quel groupe est jihadiste.

Pour le président russe, les jihadistes, dont le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra, qui affirme avoir pris ses distances avec Al-Qaïda), commencent à absorber la soit-disant partie saine de l'opposition.

Ce n'est plus la guerre civile. Ce sont des combattants venus de l'extérieur qui reçoivent de l'armement et des munitions de l'étranger, a poursuivi M. Poutine.

Et de fait, nos partenaires américains sont d'accord avec ça (séparer l'opposition modérée des jihadistes, NDLR), mais ils ne savent pas comment y parvenir, a-t-il ajouté.