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Le verdict du procès en appel de Slimane Bouhafs prévu le 6 septembre

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Le verdict dans le procès en appel de Slimane Bouhafs, citoyen de confession chrétienne, accusé d'atteinte à la religion musulmane et condamné en première instance à une peine de 5 ans de prison ferme, sera connu mardi 6 septembre prochain, a rapporté ce mercredi 31 août le Quotidien d'Oran.

Le procès en appel de Slimane Bouhafs a été ouvert hier à la Cour de Sétif. L'accusé avait été condamné en première instance une peine de 5 ans de prison en application de l'article 144 bis du code pénal. L'application se base sur des propos jugés attentatoires à la religion musulmane. Il s'agit de statuts que le prévenu a publié sur sa page Facebook.

"Est puni d'un emprisonnement de trois (3) ans à cinq (5) ans et d'une amende de cinquante mille (50.000), à cent mille (100.000) DA, ou l'une de ces deux peines seulement, quiconque offense le prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l'Islam, que ce soit par voie d'écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen", stipule le dit-article.

A en croire la LADDH, le procès en appel s'est déroulé en présence des ses avoats, Me Ikken Sofiane et Me Dabouz Salah, des membres de l'Observatoire algérien des procès (O.A.P), Me Hmaili Boubkeur, M. Boumedjane Hocine et M. Chiter Adbelouahab, et de M. Salhi Said, vice-président de la Ligue

Celle-ci, relayée par le même quotidien, a fait état de "de difficultés" d'accès au procès avant que la Cour n'autorise les membres de l'O.A.P et les militants de la LADDH à y assister.

Slimane Bouhafs a plaidé son innocence à la barre. Il a rejeté l'accusation d'offense au prophète et à l'Islam. Il a déclaré avoir "juste partagé des messages qui ne sont pas de lui, et qu'en étant chrétien, il respecte toutes les religions".

La LADDH a aussi souligné des "irrégularités du procès de première instance", estimant que la séance était "en contradiction avec les normes et garanties d'un procès équitable".

L'organisation n'a pas non plus manqué de faire état "d'"atteintes aux droits et libertés de culte, d'opinion et d'expression, garanties par la Constitution algérienne et les instruments internationaux des droits de l'Homme ratifiés par l'Algérie".

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