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Instance Vérité et Dignité: Ben Sedrine, de nouveau, au cœur de la polémique

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BEN SEDRINE
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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La députée du bloc parlementaire du mouvement Nidaa Tounes, Myriam Boujbel, a rendu publique, via un post sur sa page officielle Facebook, une correspondance adressée par deux membres de l’Instance Vérité et Dignité, Mustapha Baâzaoui et Lilia Bouguira, au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple.

Dans cette lettre, les deux membres de l’IVD ont demandé de rencontrer les présidents des différents blocs parlementaires afin de leur faire part des "agissements" de la présidente de l’Instance, Sihem Ben Sedrine.

En effet, et selon Mustapha Baâzaoui et Lilia Bouguira, Ben Sedrine, leur en voudrait d’avoir eu recours au Tribunal administratif dans l’affaire de l’élection de Khaled Krichi au poste de vice-président, au lieu de respecter le devoir de réserve. Après qu’ils aient remporté le procès, les deux concernés ont été victimes, à plusieurs reprises, de pressions et d’agressions verbales de la part de Ben Sedrine affirment-ils.

Selon la correspondance adressée à l’ARP, Baâzaoui et Bouguira ont été exclus de toutes les activités de l’Instance -dont ils ont été menacés d’être virés- via un vote du Conseil de l’IVD.

Vers une nouvelle affaire Makhlouf?

L’affaire remonte au verdict du Tribunal administratif concernant le renvoi de Zouhair Makhlouf: alors que le jugement indiquait que Makhlouf devait reprendre ses fonctions au sein de l’IVD, Sihem Ben Sedrine, l’avait empêché d’accéder au siège de l’Instance et a organisé des élections internes pour le faire remplacer par Khaled Krichi.

Le bras de fer a commencé publiquement entre Sihem Ben Sedrine et Zouhair Makhlouf lorsque ce dernier a adressé une lettre en août 2015 au président de l’Assemblé des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur où il accuse la présidente notamment de gaspillage de l'argent public et de prise de position unilatérale.

Le conseil de l'IVD avait alors annoncé le limogeage de Zouhair Makhlouf, "pour transgression de la loi sur la justice transitionnelle en portant atteinte à la réputation de l'IVD".

Zouhair Makhlouf avait réagi en entreprenant une action en justice auprès du tribunal administratif pour annuler la décision de limogeage.

La justice avait tranché en sa faveur en annulant, jeudi 21 avril, la décision de son limogeage de sa mission en tant que Vice-président de l'Instance.

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