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Manifestation des familles des disparus: la LADDH et le FFS dénoncent la répression

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DISAPPEARED ALGIERS
ALGIERS, ALGERIA: Families of missing victims of terrorism in Algeria hold a weekly demonstration at the National Office of Human Rights 02 September at Addis Ababa Square, showing photos of their relatives who have disappeared in the continuing Algerian civil war. (Photo credit should read STR/AFP/Getty Images) | STR via Getty Images
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Le Front des forces Socialistes (FFS) et la Ligue Algériennes des Droits de l'Homme (LADDH) dénoncent l'empêchement et la répression qu'ont subi ce matin les familles des disparus à Alger à l'occasion du rassemblement qu'ils ont tenté d'organiser dans la capitale.

L’association SOS Disparus et le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) ont organisé ce matin, 30 août 2016 à l’occasion de la journée internationale des disparus, un rassemblement devant le siège de la Commission Nationale pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH), regroupant les familles des disparus en Algérie et des militants des droits de l’Homme.

Ce rassemblement, affirme le collectif organisateur, qui se voulait "commémoratif et revendicateur en faveur de la vérité et la justice et pour l’instauration d’un Etat de droit en Algérie, ne s’est pas déroulé dans le calme".

"12 personnes proches des familles des disparus dont des militants des droits de l’Homme ont été arrêtés et ont été conduits commissariat de Rouiba pour certains et d’autre au commissariat de H’raoua à Boumerdès", dénonce encore le collectif dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

De son côté le FFS met en exergue la brutalité de l'intervention policière. "Des mères de disparus ont été molestées et malmenées et plusieurs manifestants ont été interpellés et conduits dans différents commissariats de la capitale"

Aussi le vieux parti d'opposition exige "la libération immédiate et inconditionnelle des militants interpellés".

Le FFS affirme également qu'il continuera "de revendiquer les libertés publiques fondamentales notamment, le droit de s’organiser, de s’exprimer et de manifester pacifiquement à travers tout le pays".

De son côté la LADDH dénonce la répression et les arrestations qui l'ont suivis. La LADDH affirme aussi "qu’une telle violence est contraire à la Constitution et aux engagements internationaux de l’Algérie en matière de protection des droits de l’Homme. Des engagements pris, entre autre, en faveur de la liberté d’expression et de manifestation".

La ligue rappelle , dans le même sillage que "l’Etat algérien est dans l’obligation morale de ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2006".

Des militants interpellés ont été libérés indique, Hakim Addad, militant politique, ancien président de RAJ, "après une "balade" dans plusieurs commissariats et une interpellation qui a duré plusieurs longues et pénibles heures ."

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