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Kim Dotcom obtient la diffusion en streaming de son audience d'extradition

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KIM DOTCOM
German tech entrepreneur Kim Dotcom sits in a chair during a court hearing in Auckland, New Zealand, September 24, 2015. A New Zealand court hearing will determine whether Dotcom will face charges of copyright infringement, racketeering and money laundering in the United States related to the Megaupload file-sharing site he founded in 2005. REUTERS/Nigel Marple | Nigel Marple / Reuters
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JUSTICE - Le fondateur du site de téléchargement Megaupload Kim Dotcom a revendiqué ce mardi 30 août une victoire dans son combat judiciaire en Nouvelle-Zélande contre son extradition vers les Etats-Unis en obtenant la retransmission sur internet des débats judiciaires.

"Info de dernière minute: le juge a accepté la retransmission en streaming! Succès!", a écrit Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, depuis son compte Twitter.

Le géant allemand de 41 ans est recherché par les autorités américaines qui l'accusent d'avoir, grâce au piratage, réalisé des profits colossaux au travers de son emblématique plateforme de téléchargement, de films ou de musique notamment, fermée en 2012. A son heure de gloire, Megaupload était le 13e site le plus visité d'internet, affichait 50 millions d'utilisateurs quotidiens et disait représenter 4% du trafic.

L'empire de Kim Dotcom s'est effondré en janvier 2012 quand la police a débarqué dans sa luxueuse propriété d'Auckland à la demande des autorités américaines. Fin 2015, la justice néozélandaise a estimé qu'il pouvait être extradé aux Etats-Unis, ainsi que trois autres fondateurs de Megaupload.

L'examen de l'appel qu'il avait formé contre sa remise aux autorités américaines a débuté lundi devant la Haute Cour d'Auckland. Avant d'entrer dans le fond du dossier, les avocats de Kim Dotcom ont plaidé pour que les débats soient retransmis en streaming sur internet, pour lui garantir un procès équitable. Et pour prendre les internautes à témoin. Ce qu'il n'a pas manqué de rappeler sur Twitter.

"Le straming commencera demain"

Le gouvernement américain a tenté d'empêcher une telle publicité des débats, faisant valoir qu'une diffusion sur internet de ces audiences risquait d'orienter le jugement d'un éventuel jury américain, dans l'hypothèse d'une extradition et d'un procès aux Etats-Unis.

Mais, selon les médias néozéolandais, le président de la Haute Cour, le juge Murray Gilbert a décidé que le streaming pouvait avoir lieu, à de strictes conditions. La diffusion se fera en léger différé, avec un délai de 20 minutes, et ce afin de permettre au tribunal de la suspendre dans le cas où des informations confidentielles viendraient à être divulguées à l'audience. Les vidéos devront par ailleurs être supprimées à la fin du procès.

"Le streaming en direct commencera demain (mercredi, ndlr). Le caméraman doit tout installer de manière professionnelle, en respectant les directives du juge en matière de streaming", a ajouté Kim Dotcom.

A l'ouverture de l'audience lundi, Ron Mansfield, l'avocat de Dotcom, avait motivé la requête de son client en expliquant que le streaming (le flux sans téléchargement) lui garantirait un procès équitable et se justifiait par "l'intérêt public et international sans précédent" de l'affaire. Il avait également observé que la retransmission en streaming d'audiences avait été expérimentée avec succès par le passé dans les tribunaux néozélandais.

Recherché pour fraude, racket et blanchiment, celui qui se décrit comme un "combattant de la liberté d'internet" se défend de toute infraction, en se présentant comme un entrepreneur du net.

Son site, avait-il plaidé, faisait de son mieux pour éviter les violations de droits d'auteurs, mais avait 50 millions d'utilisateurs quotidiens et ne pouvait contrôler la totalité de leur activité. Il accuse les autorités américaines de mener contre lui une vendetta à l'instigation des influents studios hollywoodiens.

Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload - Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk - sont accusés d'avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars de profit et causé des centaines de milliards de dollars de pertes aux ayants droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés.

L'examen de l'appel devrait durer de six à huit semaines. En cas de défaite, Kim Dotcom déposera d'autres recours contre son extradition. Si son procès devait avoir lieu aux Etats-Unis, il encourt 20 ans de prison.

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