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Investec s'offre le leader du transport de marchandises au Maroc

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SJL
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TRANSPORTS - Les fonds d’investissements africains ont tous les yeux rivés sur le Maroc. Investec, la société sud-africaine de gestion d'actifs, vient le confirmer avec une "première prise de taille" au royaume, après avoir mis la main sur SJL Maghreb, leader au Maroc du transport de marchandises. Selon le magazine Jeune Afrique qui rapporte l’information, la société revendique un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dirhams.

L’opération de rachat, elle, est estimée à plus d’un demi-milliard de dirhams. Un investissement qui "fera sans doute date dans le palmarès 2016 du capital investissement au Maroc", estime le journal.

Jusqu’ici, SJL Maghreb était resté près de quatre ans dans le giron d’Afric Invest et Mediterrania Capital Partners, deux autres fonds d’investissement. La société d’origine espagnole est aujourd’hui basée à Tanger et compte à son actif un parc de plusieurs centaines de camions et plusieurs clients "prestigieux" dont Renault Maroc. Elle ambitionne de se positionner en tant que leader de la traversée entre le royaume et l’Europe.

Une plateforme à Dakhla

"Notre objectif est d’étendre l’offre territoriale et de diversifier l’offre de produits pour couvrir l’ensemble des maillons de la chaîne logistique", expliquait en novembre dernier Mohamed Didouch, directeur général de SJL Maghreb, au journal Le Matin.

Ce dernier affirmait vouloir aussi s’installer à Casablanca en 2016, en se dotant d’une troisième plateforme dans la zone de Zenata, mais pas seulement. Selon lui, une quatrième plateforme devrait également voir le jour dans le sud du Maroc, à Dakhla, sur un terrain de 9.000 m2. Elle est appelée, selon les responsables de la société, à devenir un hub vers l’Afrique.

"Dans notre plan stratégique, l’installation en Afrique était programmée pour 2015. Mais nous avons préféré temporiser, le développement des activités sur le marché marocain étant plus important que prévu. Le Maroc a absorbé pratiquement tous les investissements et toute la capacité", précisait Mohamed Didouch. L’objectif à terme selon lui est de relier l’Afrique subsaharienne à l’Europe.