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Juste pour Rire à Hammamet vient juste de commencer, les moments exceptionnels de la soirée

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FARKA SABOUN
Festival Juste pour Rire
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La soirée du 24 août a annoncé la nouvelle couleur que prendra le théâtre de plein air de Hammamet, sept soirées durant. Place, en effet, aux rires, avec l'édition tunisienne du festival Juste pour Rire organisé par Radio IFM du 24 au 30 août 2016.

Gilles Morin, responsable du développement international du festival a été invité sur scène, avant le début du spectacle. S'adressant au public tunisien, il a exprimé sa joie d'assister au festival en Tunisie, promettant d'être l'ambassadeur de la Tunisie à l'étranger: "Rien ne pourra empêcher les Tunisiens de rire, nul ne peut leurs enlever leur joie de vivre. J'ai découvert un peuple exceptionnel, et j'en parlerai autour de moi." Affirme-t-il en continuant: "Le festival Juste pour Rire est là pour les emmener loin de toutes ces polémiques du moment comme le burkini".

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Fethi Haddaoui, qui a soutenu l'équipe, a lui aussi donné un discours présentant cette première édition du festival comme un avant-goût pour d'autres programmations, plus riches.
Un festival dont les Tunisiens ont besoin, un festival qui enveloppe humour tunisien et international, et pourtant, sans la présence de responsables, comme la ministre de la Culture qui a préféré, probablement, se rendre à un mariage, a-t-il lancé.

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Festival Juste pour Rire-24/08/2016 Farka Saboun
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C'est la pièce "Farka Saboun" qui a ouvert le festival. "Lavage à sec" avec Aziza Boulabiar (Zina) et Moez Toumi (Aziza). Aziza Boulabiar, une icône tunisienne vivante, s'allie au jeune Moez Toumi, aux multiples talents. Un duo hors-normes, dans lequel les deux acteurs jouent le rôle de deux femmes âgées, assez loufoques.

Le public, familial, était plus que réceptif, des rires éclataient à chaque allusion à la réalité tunisienne évoquée dans un dialecte tunisien bien spécial, celui de deux grands-mères. Cohabitant d'une manière comique dans une maison de retraite, les deux personnages de la pièce dressent un portrait de la société tunisienne, de ses événements politiques récents et de ses paradoxes. Amour, sexualité, religion et politique, tout en humour, étaient au rendez-vous. Une note tragique marquée par l'expression de l'abandon et le souvenir des leurs, permettait de compléter le topo d'un point de vue dramaturgique et de confirmer la prouesse des deux acteurs.

Les spectateurs de Hammamet auront, en prime, assisté à une prestation imprévue de Moez Toumi qui, a taclé sa coéquipière de scène en rappelant des moments forts de son parcours professionnel. Plusieurs minutes d'improvisation pendant lesquelles Aziza Boulabiar s'était dissimulée le visage sur scène. Au public ne parvenait d'elle qu'un rire contagieux.

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