Huffpost Maroc mg

Le CESE et la Fondation des musées veulent élargir l'accès à la culture

Publication: Mis à jour:
MUSE TANGER
Musée de Tanger | FNM
Imprimer

CULTURE - Alors que le budget alloué à la culture en 2015 était de 627 millions de dirhams, soit moins de 0,5% du budget général, le Conseil économique social et environnemental (CESE) entend prendre à bras-le-corps le problème de l'accès des Marocains à la culture, estimant que celle-ci constitue un "levier de développement" économique et social.

Après la publication, début juillet, d'un rapport sur l'économie de la culture, le président du CESE Nizar Baraka a rencontré mercredi 23 août, à Rabat, le président de la Fondation nationale des musées (FNM) Mehdi Qotbi.

"Nous sommes en train de donner, aujourd’hui, la possibilité aux Marocains d’avoir accès à leur propre histoire et à leur propre patrimoine", a indiqué Qotbi à l'agence MAP, évoquant notamment la réouverture, fin juillet, du musée de Tanger, qui a déjà accueilli "plus de 6.000 visiteurs" selon lui. "Cela prouve que les Marocains ont soif de culture", a-t-il ajouté.

De son côté, Baraka a souligné que cette rencontre avait permis d'échanger sur les actions opérées par la FNM afin que "citoyens, élèves et étudiants puissent accéder à la culture à travers les musées", faisant état de l'existence "d'une forte convergence entre la fondation et le conseil sur un certain nombre d’actions à mener pour faciliter l'accès à la culture pour l’ensemble des citoyens et en faire un véritable levier de développement".

Fin juin, le CESE avait adopté à l’unanimité son avis sur l’économie de la culture. Il s'agit d'une auto-saisine visant à mettre en évidence l'importance de la culture dans l'économie nationale, d’analyser les différents moyens pour la mettre au cœur des politiques publiques et d'assurer l’accès du plus grand nombre à la culture en tant que droit.

Un certain nombre de recommandations ont ainsi été formulées, comme la création d'un nouveau cadre réglementaire et fiscal incitatif et des mécanismes de soutien financier aux initiatives culturelles, la création de nouvelles filières universitaires pour former les jeunes aux métiers de l’éducation culturelle et la mise à niveau ou la création d'établissements de formation dédiés, ou encore la mise en place d'un meilleur encadrement du travail des acteurs culturels (accès à la couverture médicale, à la protection sociale, etc.).

LIRE AUSSI: Le CESE veut mettre la culture au coeur du projet de développement du Maroc