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Ligue 1: un début sur fond de violence, le retrait progressif des policiers contesté

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La première journée de Ligue 1 de football, disputée le week-end, a été marquée par de regrettables incidents dans les stades, poussant les observateurs à contester la décision de retrait progressif des policiers décidée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Jamais de mémoire des puristes, une première journée de championnat n'a aussi été marquée par un tel nombre d'incidents entre fans survenus dans pas moins de quatre stades du pays.

La bête immonde a sévi d'abord vendredi avant même le coup d'envoi du match avancé USM Alger-MO Béjaïa (2-0). Les supporters béjaouis qui ont fait le déplacement à Alger ont été purement et simplement chassés de la tribune qui leur a été réservée.

Des affrontements ont été enregistrés entre les deux galeries et le grillage les séparant saccagé, ce qui a poussé les Béjaouis à quitter le stade avant même le début de la rencontre.

Samedi à Relizane, le match qui devait se dérouler entre le RCR et le NA Hussein-Dey a été carrément annulé.

Les supporters relizanais ont en effet encerclé le stade Zougari-Tahar très tôt dans la matinée de samedi et interdit l'accès à tout le monde pour contester la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) qui a refusé de qualifier les nouvelles recrues engagées par leur équipe cet été.

Le Rapid a été interdit de recrutement par la LFP pour ne pas avoir réglé ses contentieux financiers avec certains anciens joueurs, conformément aux décisions de la Chambre de résolution des litiges (CRL).

Quelques heures plus tard au stade du 20-août 1955 d'Alger, la rencontre des réserves entre le CR Belouizdad et le MC Oran a été interrompue suite à un envahissement de terrain par les supporters oranais.

Venus en grand nombre, les fans du MCO ont même investi la tribune dite "Poulailler", pourtant fermée depuis deux saisons pour cause de travaux.

Le coup d'envoi du match des seniors, prévu initialement à 19h00, a été repoussé d'une demi-heure.

Le stade du 1er-novembre de Tizi-Ouzou n'est pas en reste puisque le "clasico" entre la JS Kabylie et le MC Alger (0-0) a été émaillé de regrettables incidents dans les tribunes, ce qui a contraint le service d'ordre à intervenir, alors qu'un certain nombre de blessés a été déploré.

Des stadiers impuissants, le retour de la police réclamé

Les incidents survenus ici et là n'auraient pas dû avoir lieu si le service d'ordre était présent en nombre suffisant, estiment les observateurs, et les internautes.

Les stadiers recrutés pour assurer la sécurité et remplacer les policiers ont été impuissants face au "déchaînement" des supporters.

La quasi-totalité des responsables des clubs réclament désormais le retour des policiers dans les stades qui reste, selon leurs propos, la seule manière d'éviter le "pire".

La décision prononcée il y a plusieurs semaines par le premier responsable de la DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, n'a pas eu l'effet escompté, alors que la saison 2016-2017 n'est qu'à sa première journée.

Les présidents de club qui nourrissaient des craintes énormes quant à la réussite de la démarche, pourraient passer à l'action, à la lecture de ce qui s'est passé lors de cette journée inaugurale, pour réclamer l'annulation de cette mesure.

Les rencontres du week-end ont levé le voile sur l'incapacité des clubs professionnels à assurer la sécurité au niveau de leurs enceintes, ouvrant la porte aux responsables pour revoir, peut-être, leur décision, selon les plus avertis.

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