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A Marrakech, une association mise sur le vélo pour lutter contre la pollution (et créer de l'emploi)

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ENVIRONNEMENT - Les transports en commun restent l’un des enjeux environnementaux les plus importants du 21ème siècle. C'est pour lutter contre la pollution et promouvoir une façon écolo de se déplacer à Marrakech, ville qui accueillera la COP22 en novembre prochain, qu'une initiative simple en apparence, mais plutôt originale, a vu le jour: le projet Pikala Bikes (pikala signifiant "bicyclette" en darija).

Cette association installée dans la ville ocre est la branche marocaine de la fondation mère basée aux Pays-Bas, elle aussi porteuse du même nom. L'ONG a été fondée par une jeune Néerlandaise, Cantal Bakker, une étudiante marocaine de l’ENCG de Marrakech, Rhossoune Errihi, et par un étudiant marocain Saad Jittou.

Aux Pays-Bas, où la capitale Amsterdam compte plus de vélos que d’habitants, la réparation des bicyclettes coûte très cher, contrairement au Maroc qui, de son côté, "souffre de l’absence même d’une culture du vélo, plus particulièrement chez les femmes", indique Cantal Bakker, interrogée par le HuffPost Maroc.

Suite à ce constat, l’association a décidé de faire venir des vélos des Pays-Bas afin de les faire réparer au Maroc. "Grâce à cela, nous donnons aux jeunes Marocains une formation dans la réparation des vélos et nous contribuons, à notre échelle, à combattre le chômage", explique-t-elle. L'association fait aussi appel à des artistes pour customiser les vélos.

Améliorer la santé de la ville

En plus de la formation, l’association a d’autres objectifs, que nous explique la cofondatrice du projet: "en partageant avec les Marocains une culture locale du vélo, ce projet vise aussi à améliorer la santé d’une ville qui souffre de la pollution. Les vélos contribuent à fluidifier la circulation", indique-t-elle.

L’association propose aussi, notamment pour les touristes, une offre de location de vélos pour 80 dirhams par jour, avec une réduction de 50% pour les étudiants.

L’association s’est, par ailleurs, grandement investie dans l’évènementiel. La tenue de la Biennale de Marrakech entre février et mai avait ainsi permis à l'ONG de fournir des vélos pour le déplacement des visiteurs et des touristes, avec pour objectif de "lutter contre l’idée reçue que le vélo est seulement pour les pauvres".

L’association a enfin des projets pour la COP22 et compte mettre en place un atelier ouvert lors de la tenue de l'événement mondial sur le climat. "On compte effectuer cette opération conjointement avec l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et des spécialistes du vélo, que ce soit dans le domaine du sport ou de la mécanique", promet Cantal Bakker.

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