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Premières indiscrétions sur le programme électoral du PJD

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BENKIRANEPJD
RABAT, MOROCCO - SEPTEMBER 5: Leader of the Moroccan Justice and Development Party Abdelilah Benkirane speaks to the media on the municipal elections in Rabat, Morocco on September 5, 2015. (Photo by Jalal Morchidi/Anadolu Agency/Getty Images) | MAP
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ÉLECTIONS - Le programme électoral du parti, qui "est en cours de finalisation, et sera dévoilé en septembre", selon Mustapha Khalfi, membre du secrétariat général du PJD et actuel porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, portera sur plusieurs aspects.

Le PJD "s'est basé sur un diagnostic de la situation actuelle, ainsi que sur le bilan du gouvernement, à partir desquels nous avons tiré les défis et dégagé les problématiques qui s'imposent, et les conclusions de cette étape, ce qui nous a permis de poser près de cinq chantiers portant, notamment, sur la justice sociale, la gouvernance, le développement économique", indique Mustapha Khalfi.

"L'une des spécificités du programme électoral du PJD, c'est qu'il comportera non seulement des mesures et des propositions, mais aussi comment une vision précise de la manière dont elles seront mises en place", relève Khalfi.

Lors de l'élaboration du programme du parti, "les défis ont été nombreux. Le premier est relatif au modèle économique du Maroc. Aujourd'hui, il est nécessaire de mettre sur pied un nouveau modèle économique, qui prenne en considération les acquis, qui les valorise et parte de l'avant, et qui ouvre de nouvelles perspectives pour l'économie marocaine, pour créer des richesses", explique Khalfi.

Le deuxième défi abordé le PJD dans son programme est "la question du capital humain et sa valorisation", ajoute Khalfi. Les questions d'éducation et la santé se sont, de fait, imposées.

Justice sociale et gouvernance

Le troisième défi qu'ont dégagé les membres du parti est celui de "la justice sociale. Qu'il s'agisse des disparités spatiales ou de l'emploi, notre programme comportera plusieurs propositions dans ce sens", précise Khalfi.

Puis vient la gouvernance, quatrième problématique. Ce volet inclura aussi bien des propositions concernant les libertés, que la mise en oeuvre de la Constitution. "Ce gouvernement a été otage de deux priorités: la première est celle de l'élaboration des lois organiques pour la mise en oeuvre de la Constitution. Là, ce chapitre est terminé, et nous passerons à la deuxième étape, qui est celle de la mise en oeuvre de ces textes de loi. Le gouvernement a également été pris en otage par la situation des finances publiques. Il n'était pas possible pour nous d'aller vers la croissance, alors qu'il y avait une crise, un déficit du budget, des comptes courants, de la réserve monétaire, puis la dette qui grimpait. La dette est aujourd'hui sous contrôle", ajoute Khalfi.

L'élaboration du programme du parti a démarré il y a plusieurs mois. Selon les déclarations d'Abdelhak El Arabi, directeur général du parti et président de la commission centrale des élections au PJD, le Parti de la justice et du développement a créé des commissions sectorielles et de groupes de travail qui ont été chargées de la préparation de propositions concrètes, dûment budgétisées, avec des délais de réalisation fixés. Ces commissions ont inclus aussi bien des membres du parti que des experts non-affiliés au PJD.

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