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Latefa Ahrrare défend la liberté de création dans le dernier épisode des "Basanés" de Hicham Lasri (VIDÉO)

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WEB - Le dernier épisode des "Basanés", la web-série du cinéaste Hicham Lasri, fait réagir. Publié le 15 août, il a été visionné près de 3.000 fois sur Youtube. Et pour cause, l’artiste a convié l’actrice et dramaturge Latefa Ahrrare pour qu’elle partage son expérience avec "le fascisme de la bêtise".

Dans cet épisode intitulé "L’art propre”, Latefa Ahrrare revient sur les réactions de son public, parfois virulentes, à l’égard de son art. “On peut cohabiter dans un même espace, tout en étant différents. Mais chaque devrait faire un effort de son côté”, prêche-t-elle, sereine, face caméra.

Son discours, qui dure presque 12 minutes, où elle partage sa vision de la liberté de créer, sur un ton pédagogique et intimiste plus que militant, commence par une anecdote. L’artiste y raconte sa rencontre avec une fan en burqa qui a souhaité prendre une photo avec elle. "J’ai aimé ce moment, car cette femme est si différente de moi mais m’apprécie en tant qu’artiste. J’avais un châle donc je me suis couverte avec. Elle a fait un pas vers moi, donc j’ai fait un pas vers elle. Ça m’a fait très plaisir”, raconte-t-elle.

"Le créateur nous met face à nous-mêmes. On ne doit pas avoir peur. Quand on s’accepte et qu’on s’aime, on aime davantage les autres”, confie Ahrrare, qui explique qu’on a le droit d’apprécier ou pas, mais toujours dans le respect et la tolérance. “Moi je n’accepte pas les limites”, tranche-t-elle. “Mes seules limites sont de ne pas atteindre ta dignité.”

Pour Hicham Lasri, cette nouvelle collaboration avec Latefa Ahrrare est un moyen de mettre en lumière la censure qui sévit dans le pays. “Quand on sait qu’on est parmi les pays qui consomment le plus de porno, je trouve toujours drôle que les gens se mentent à eux-mêmes”, ironise-t-il.

“C’est beaucoup plus facile d’interdire que de créer. Beaucoup plus facile d’empêcher les gens de respirer plutôt que de les laisser vivre. On a peur de la vérité”, s’indigne le réalisateur qui a récemment fait face à des critiques virulentes après la sortie de sa web-série “No Vaseline Fatwa”, qui met en scène un terroriste et qui a été diffusée tout le long du mois de ramadan.

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