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Hizb Ettahrir "ne se conformera pas" à la suspension de ses activités affirme un de ses responsables en conférence de presse

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HIZB UTTAHRIR TUNISIA
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Le parti islamiste radical tunisien Hizb Ettahrir a dénoncé mercredi la suspension de ses activités pendant un mois par la justice, sur demande de l'Etat, et assuré qu'il ne se conformerait pas à une mesure dictée selon lui par l'étranger.

"Nous n'allons pas cesser" nos activités, a déclaré lors d'une conférence de presse Mohamed Nacer Chouikha, un responsable de cette formation légale depuis 2012.

"Nous travaillons au grand jour, dans les cafés et les places publiques, et ce depuis l'ère de Ben Ali et Bourguiba. Nous ne disparaissons pas sous terre et nous ne travaillons pas clandestinement", a-t-il ajouté en référence aux présidents Habib Bourguiba et Zine El Abidine Ben Ali, qui ont tous deux réprimé les islamistes.

Le gouvernement actuel est formé de "simples fonctionnaires chez les colonisateurs britannique et américain (...) qui ont déclaré la guerre à Hizb Ettahrir à travers le monde pour le dissoudre et l'empêcher de travailler", a encore accusé Mohamed Nacer Chouikha.

Le parti, qui prône l'instauration du califat, a donné au gouvernement 30 jours pour revenir sur sa décision, sans dire quelles actions seraient entreprises dans le cas contraire.

Les activités du parti ont été suspendues pour un mois en raison "d'infractions au décret de 2011 sur les associations", a indiqué mardi, sans davantage de précisions, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Sliti.

Lundi, Hizb Ettahrir avait dénoncé dans un communiqué la récente venue de policiers au siège du parti et l'arrachage de son emblème par les forces de l'ordre.

En juin, le ministère de l'Intérieur avait déjà interdit le congrès annuel du parti "pour raisons de sécurité".

"Il est du droit du ministère de l'Intérieur, s'il voit qu'un évènement est susceptible de perturber l'ordre public, de ne pas l'autoriser (...). Il s'agit d'un parti qui ne reconnaît pas le caractère civil de l'Etat", avait dit à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Hédi Majdoub.

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